Projet Pegasus : l'enquête française sur le logiciel espion confiée à un juge d'instruction

L'enquête portera sur de nombreuses infractions potentielles, dont l'atteinte à la vie privée, a annoncé le parquet de Paris. En juillet 2021, une enquête de presse avait révélé cette vaste affaire d'espionnage.

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Le site internet de l'agence israélienne NSO qui commercialise le logiciel espion Pegasus, le 3 mai 2022. (MAXPPP)

Un an après le scandale international provoqué par une enquête de presse accusant le Maroc d'une vaste opération d'espionnage via le logiciel Pegasus, le volet français des investigations a été confié à un juge d'instruction. Le parquet de Paris a confirmé, vendredi 1er juillet, que sa section "cyber" avait ouvert une information judiciaire sur ce dossier.

L'enquête portera sur de nombreuses infractions potentielles, dont l'association de malfaiteurs, l'atteinte à la vie privée ou l'utilisation frauduleuse de "systèmes de traitement automatisé de données". Le parquet de Paris avait ouvert en juillet 2021 une enquête sur l'espionnage de journalistes français, dont l'infiltration de téléphones par le logiciel Pegasus pour le compte de l'Etat marocain, qui le conteste.

Des personnalités politiques et des journalistes ciblés

Une enquête publiée par un consortium de 17 médias internationaux avait révélé que le logiciel Pegasus, conçu par l'entreprise israélienne NSO Group, aurait permis d'espionner les numéros d'au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d'entreprise de différents pays.

NSO, régulièrement accusé de faire le jeu de régimes autoritaires, avait assuré que son logiciel servait uniquement à obtenir des renseignements contre des réseaux criminels ou terroristes. Ces révélations avaient suscité l'indignation dans le monde entier d'organisations de défense des droits humains, de médias et de dirigeants politiques. Nombre d'entre eux avaient engagé en retour des actions judiciaires.

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