Enseignement à distance : une enquête ouverte après "des actes délibérés de malveillance" subis hier par la plateforme du Cned

Une partie des problèmes de connexion s'expliquerait par des attaques des serveurs, venues de l'étranger, a assuré Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale.

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Un élève devant la plateforme Ma classe à la maison du Cned, le 6 avril 2021. (MAXPPP)

La section cyber du parquet de Paris a ouvert une enquête après la présumée attaque informatique subie mardi par la plateforme Ma Classe à la maison du Centre national d'éducation à distance (Cned), a appris franceinfo auprès du parquet de Paris mercredi 7 avril. L'enquête, confiée à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC), a été ouverte pour "accès frauduleux à un système de traitement automatisé" et "entrave au fonctionnement d'un tel système".

Le Cned évoquait "plusieurs dizaines d'attaques"

L'école à la maison a débuté mardi avec des bugs liés à des serveurs défaillants et des attaques informatiques, selon le ministère de l'Education nationale. Une partie des problèmes de connexion s'expliquerait par des attaques des serveurs, venues de l'étranger, a assuré Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale.

Dans un communiqué, le Cned avait indiqué mardi soir son intention de "déposer plainte", "devant ces actes délibérés de malveillance". Il évoquait notamment "plusieurs dizaines d'attaques envers le site de continuité pédagogique 'Ma Classe à la Maison', qui n'ont pu être totalement bloquées par l'opérateur". Selon le Cned, "l'ensemble des éléments techniques liés à ces cyberattaques ont été transmis ce jour à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi)".

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