Cyberattaque au centre hospitalier de Versailles : une rançon a été demandée

La rançon "ne sera pas payée", assure à franceinfo Richard Delepierre, maire du Chesnay et co-président du conseil de surveillance du centre hospitalier.

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Radio France
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Le centre hospitalier de Versailles Andre-Mignot, le 29 juin 2018. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

Une rançon a été demandée après la cyberattaque visant le samedi 4 décembre le centre hospitalier de Versailles, situé au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), a appris franceinfo auprès de Richard Delepierre, maire du Chesnay et co-président du conseil de surveillance du centre hospitalier. Richard Delepierre indique que le montant importe peu car "elle ne sera pas payée". Selon les informations de franceinfo, un groupe de pirates informatiques a revendiqué cette attaque.

>>> Yvelines : ce que l'on sait de la cyberattaque qui a visé l'hôpital André-Mignot de Versailles 

Samedi soir à 21 heures, certains écrans d'ordinateurs sont devenus noirs et ont été bloqués. Pour que l'attaque ne se propage pas, l'hôpital a coupé tout son système informatique. Six patients ont déjà été transférés vers d'autres établissements, d'après le ministre de la Santé François Braun en visite sur place. D'autres doivent également être transférés en ce début de semaine. Les urgences fonctionnent au ralenti. Quant au Samu, il réoriente les patients vers d'autres hôpitaux via le 15. L'hôpital a déclenché son plan blanc, a partiellement déprogrammé les opérations et met tout en œuvre pour maintenir les soins ambulatoires de sa patientèle et les consultations.

"On est dans une nouvelle forme de guerre"

"Cette cyberguerre est une réalité et il faut rehausser très largement le niveau de protection", a déclaré ce lundi Richard Delepierre. Selon lui, "on est dans une nouvelle forme de guerre. Il va falloir voir comment renforcer de manière significative la défense de nos hôpitaux". Le co-président du conseil de surveillance de l'hôpital André Mignot rappelle que "c'est la deuxième grosse attaque en moins de 6 mois". Le 21 août dernier, un groupe de hackers a bloqué le réseau informatique de l'hôpital de Corbeil-Essonnes (Essonne). "Il n'y a plus rien de sanctuarisé. Il va falloir que le gouvernement prenne très rapidement la mesure de cette réalité. Cette cyberguerre est une réalité et il faut rehausser très largement le niveau de protection, comme pour les centrales nucléaires ou les installations vitales de la défense nationale", alerte Richard Delepierre. 

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