Rachat de Twitter : Elon Musk, qui a rencontré virtuellement les salariés, n’exclut pas des licenciements

Même s'il a imposé des conditions comme avoir accès aux données sur les faux comptes, Elon Musk veut toujours racheter la plateforme. Pour la première fois, l’entrepreneur a répondu, jeudi, aux questions d’employés du réseau social. Ils ne sont pas sortis très rassurés de l’entretien.

Article rédigé par
Loïc Pialat, édité par Ariane Schwab - franceinfo
Radio France
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Temps de lecture : 1 min.
Elon Musk, le 14 avril 2022. (RYAN LASH / TED CONFERENCES, LLC)

Elon Musk a rencontré jeudi 16 juin pour la première fois, les employés de Twitter dans le but de répondre à leurs questions et de clarifier sa vision pour le réseau social qu'il s'est engagé à racheter il y a deux mois pour 44 milliards de dollars. Une réunion virtuelle à laquelle il a participé avec son téléphone à la main, dans une chambre d’hôtel. Les questions des salariés avaient été transmises à l’avance.  

À la question sur d’éventuels licenciements, le milliardaire, pas très rassurant, a répondu, selon CNBC : "Ça dépend. La société doit être financièrement en bonne santé et en ce moment, les coûts excèdent les revenus." Par ailleurs, actuellement, chaque employé de Twitter peut choisir de travailler à distance ou pas. Musk est resté flou sur sa politique en la matière. Mais à Tesla, il a menacé récemment de mettre à la porte ceux qui passeraient moins de 40 heures par semaine au bureau.

La liberté d'expression, un droit absolu sauf pour promouvoir l'extrémisme    

L’autre crainte des quelque 7 500 salariés du groupe de San Francisco concerne les contenus autorisés sur la plateforme. Leur hypothétique futur patron a répété qu’il était en faveur de la liberté d’expression. "J’utilise mes tweets pour exprimer ma personnalité. Certaines personnes le font avec leurs cheveux. Moi j’utilise Twitter", déclarait-il en 2018, au terme d'un coûteux procès où on lui reprochait d’avoir indûment influencé les marchés par des tweets intempestifs. Tout ou presque doit pouvoir se dire sur Twitter, persiste le chef d'entreprise, mais, insiste-t-il, la plateforme n’a pas pour autant à promouvoir les propos extrémistes.  

En termes d’objectifs, l’entrepreneur vise un milliard d’utilisateurs actifs, soit quatre fois plus qu’aujourd’hui. Il n’écarte pas non plus une formule d’abonnement et la mise en avant de créateurs de contenus comme sur TikTok ou YouTube pour générer plus de revenus publicitaires.  

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