VIDEO. Avant même d'être nés, 30 % des bébés existent déjà sur Internet

Partager des photos ou des vidéos d'un nouveau-né sur Internet semble anodin. Le spécialiste Thomas Rohmer n'est pourtant pas du même avis.

BRUT

Nombreux sont les parents qui publient des informations, des échographies ou qui créent un profil de leur futur enfant sur Facebook. Cette empreinte numérique est "délébile". En effet, les publications partagées sur Internet ne peuvent être supprimées que difficilement. "C'est un peu une forme de prise d'otage de leur vie en construction et en devenir", alerte Thomas Rohmer, président de l'Observatoire de la parentalité et de l'éducation numérique. 

Une surexposition ? 

Après la naissance, le phénomène s'intensifie. Près des deux tiers des parents publient le visage de leur enfant sur les réseaux sociaux, ce qui accentue leur exposition "à l'échelle de la planète entière." Thomas Rohmer met en garde les internautes sur ces souvenirs qui sortent du cadre privé et qui pourraient importuner à l'avenir la personne impliquée, notamment en ce qui concerne les photos ou films les plus compromettants.

On estime que 36 % des parents auraient mis leur bébé en photo de profil sur un réseau social. 

Partager des photos ou des vidéos d\'un nouveau-né sur Internet semble anodin. Le spécialiste Thomas Rohmer n\'est pourtant pas du même avis.
Partager des photos ou des vidéos d'un nouveau-né sur Internet semble anodin. Le spécialiste Thomas Rohmer n'est pourtant pas du même avis. (BRUT)