Sous pression, Facebook durcit sa politique de modération des contenus haineux

Facebook fait face depuis plusieurs semaines à une pression croissante pour mieux réguler les contenus haineux, de la part de la société civile, d'une partie de ses employés et même d'entreprises.

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, lors d\'une conférence de presse à New York (Etats-Unis), le 25 octobre 2019.
Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, lors d'une conférence de presse à New York (Etats-Unis), le 25 octobre 2019. (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Facebook a pris un tournant sur la modération des contenus, vendredi 26 juin. Le réseau social a annoncé qu'il allait interdire davantage de types de messages haineux dans les publicités. Il prévoit également d’ajouter des avertissements aux publications problématiques qu’il laisse en ligne.

En outre, la plateforme retirera désormais les publicités qui affirment que les personnes de certaines origines, ethnies, nationalités, genre ou orientation sexuelle représentent une menace pour la sécurité ou la santé des autres, a indiqué son PDG Mark Zuckerberg dans un discours diffusé sur son profil Facebook (en anglais). A cinq mois de la présidentielle de novembre, il s’est aussi engagé à ce que ses équipes soient mobilisées pour contrer toute tentative de manœuvres de suppression du vote (notamment des minorités).

Facebook fait face depuis plusieurs semaines à une pression croissante pour mieux réguler les contenus haineux, de la part de la société civile, ainsi que d’une partie de ses employés, utilisateurs et clients. Le géant de l’agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a annoncé, vendredi 26 juin, suspendre ses publicités sur Facebook, Twitter et Instagram aux Etats-Unis au moins jusqu’à la fin de l’année, évoquant une "période électorale polarisée". La société anglo-néerlandaise devient ainsi l’une des plus grosses entreprises à rejoindre une liste croissante de marques qui ont choisi de boycotter le réseau social dirigé par Mark Zuckerberg.