Facebook : le Parlement britannique accuse le géant de divulguer des données d'utilisateurs

Facebook est accusé de nouer des accords avec certaines entreprises pour leur permettre "un accès total aux données des amis des utilisateurs". 

Une commission parlementaire britannique accuse Facebook de divulguer des données personnelles d\'utilisateurs à certaines entreprises, le 5 décembre 2018. 
Une commission parlementaire britannique accuse Facebook de divulguer des données personnelles d'utilisateurs à certaines entreprises, le 5 décembre 2018.  (FRANK HOERMANN / SVEN SIMON / AFP)

Après le scandale de l'exploitation de données d'utilisateurs par la firme Cambridge Analytica, Facebook est empêtré dans une nouvelle affaire. Une commission parlementaire britannique a accusé, mercredi 5 décembre, le réseau social de divulguer des données personnelles d'utilisateurs à certaines entreprises, plus de 200 pages d'emails internes au géant américain à l'appui. Facebook est depuis plusieurs mois dans le viseur de cette commission dans le cadre d'une enquête sur le phénomène des "fake news".

Accords noués avec certaines entreprises 

Le président de la commission Damian Collins a soulévé plusieurs "problèmes-clés" à la lecture d'emails internes de Facebook obtenus en vertu d'une procédure parlementaire rarement utilisée. Il affirme que Facebook a noué des accords avec certaines entreprises pour leur permettre "un accès total aux données des amis des utilisateurs" du réseau social, bien que le géant américain ait annoncé en 2015 mettre fin à ces accès. Facebook aurait aussi utilisé Onavo, une application proposant un service de VPN (réseau privé virtuel), pour conduire des enquêtes sur l'usage des applications par les utilisateurs, "apparemment à l'insu" de ceux-ci, selon Damian Collins.

Facebook "n'a jamais vendu les données des gens" et les documents publiés mercredi "sont présentés de manière très trompeuse sans ajouter de contexte", a déclaré un porte-parole de Facebook contacté par l'AFP, qui a rappelé les changements effectués par le réseau social en 2014 et 2015 pour empêcher le partage de données d'amis d'utilisateurs avec les développeurs d'applications.