Facebook a peut-être enregistré vos appels téléphoniques et vos SMS sans vous prévenir

Les journalistes du site spécialisé 01.net ont téléchargé leurs historiques d'activité sur Facebook, constatant, pour certains, que leurs échanges téléphoniques avaient été relevés. 

Un utilisateur se connecte à Facebook sur son téléphone, le 24 octobre 2017, à Ankara (Turquie).
Un utilisateur se connecte à Facebook sur son téléphone, le 24 octobre 2017, à Ankara (Turquie). (AYTAC UNAL / ANADOLU AGENCY / AFP)

Un utilisateur néo-zélandais de Facebook a découvert que le réseau social avait gardé la trace de ses appels téléphoniques et de ses SMS. Après qu'il a fait part de cette découverte sur Twitter, des journalistes de 01.net ont découvert, vendredi 23 mars, que certains d'entre eux, ceux qui utilisaient un téléphone sous Androïd, étaient également concernés. 

Tout commence par un tweet signé Dylan McKay. Alors que Facebook est empêtré dans un scandale d'utilisation frauduleuse des données de 50 millions de ses utilisateurs, cet habitant de Wellington (Nouvelle-Zélande) a décidé de télécharger son historique, conservé par le réseau social. Comme prévu, toute son activité sur le réseau social (chaque "like", photo postée, ou commentaire) apparaît dans ce document facile d'accès, raconte 01.net.

Plus étonnant, "il a constaté que l’entreprise conservait également [dans la rubrique coordonnées] la liste de ses appels téléphoniques et SMS, indépendamment de l’utilisation des applications Facebook et Messenger", poursuit le site spécialisé. Des données enregistrées entre novembre 2016 et juillet 2017.

Chez 01.net, "nous aussi [avons] constaté l’enregistrement de métadonnées concernant nos appels téléphoniques et nos SMS. Le document indique le numéro du correspondant, la date et l’heure d’envoi et de réception pour les SMS, ainsi que la date, l’heure et la durée (en secondes) des différents appels. Dans notre cas, les données concernent des appels passés entre janvier et avril 2016". Le site précise enfin que seuls les utilisateurs de smartphone Androïd étaient concernés. "Pas de quoi se réjouir pour autant", conclut l'article.