Désinformation : le réseau social TikTok épinglé par l'Arcom pour son opacité

Toutefois, "de manière générale", le régulateur français "observe une amélioration de la quantité d'informations déclarées" par les plateformes sur la lutte contre les fausses informations.
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France Télévisions
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Une publicité pour l'application TikTok dans les rues de Berlin, en Allemagne, le 23 septembre 2020. (JOHN MACDOUGALL / AFP)

L'Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a appelé les réseaux sociaux à davantage d'efforts et de transparence dans la lutte contre la désinformation, lundi 28 novembre. L'instance a en particulier épinglé TikTok, qui doit procéder à "un rattrapage accéléré pour faire face à ses obligations".

Pour la troisième année consécutive, une dizaine de plateformes comme Google, Meta (Facebook, Instagram), Snapchat ou encore Twitter ont répondu aux questions de l'Arcom sur les mesures prises pour combattre les fake news. Elles y sont obligées par la loi contre la manipulation de l'information adoptée fin 2018, rappelle le régulateur dans un rapport publié lundi. "De manière générale", l'Arcom "observe une amélioration de la quantité d'informations déclarées" et une "intensification" de sa coopération avec les plateformes. Mais "les efforts de transparence apparaissent toujours très insuffisants".

Une déclaration "particulièrement imprécise"

"TikTok est un cas à part", a souligné Benoît Loutrel, membre de l'Arcom, lors d'un point presse. Même s'il est soumis pour la première année "à ce régime", le réseau social chinois a "pris une place incroyable à une vitesse fulgurante", notamment auprès des jeunes, a-t-il souligné. D'où un "décalage très clair" entre son audience (plus de 9 millions de visiteurs uniques par jour en septembre en France, selon Médiamétrie) et sa déclaration à l'Arcom "particulièrement imprécise".

TikTok omet notamment "plusieurs enjeux centraux (étapes de l'instruction d'un signalement, fonctionnement des outils de modération, pratiques de manipulation identifiées sur le service, etc.)" et ne fournit pas d'éléments chiffrés relatifs à la France. L'Arcom souligne en outre la "mise en œuvre sélective" par le réseau social de sa politique d'étiquetage des "médias contrôlés par un Etat", le compte de China Global Television Network Europe n'étant pas identifié comme tel, à l'inverse des médias contrôlés par l'Etat ukrainien.

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