Cyberharcèlement : le fondateur de BarakaCity condamné à dix mois de prison avec sursis

Idriss Sihamedi a été reconnu coupable d'avoir harcelé en ligne Zohra Bitan, chroniqueuse de la radio RMC. 

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France Télévisions
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Le fondateur de l'ONG BarakaCity, Idriss Sihamedi, lors de son procès pour cyberharcèlement, au tribunal d'Evry (Essonne), le 4 décembre 2020. (MAXPPP)

Le fondateur de l'ONG BarakaCity, dissoute fin octobre par le gouvernement, a été condamné vendredi 12 mars à dix mois de prison avec sursis. Idriss Sihamedi a été reconnu coupable d'avoir harcelé en ligne Zohra Bitan, chroniqueuse de la radio RMC. Il devra également s'acquitter d'une amende de 5 000 euros. Idriss Sihamedi, de son vrai nom Driss Yemmou, avait reconnu devant les enquêteurs avoir publié en septembre 133 tweets mettant en cause Zohra Bitan. Le fondateur de BarakaCity l'accusait de "déverser sa haine sur les femmes musulmanes".

Point de départ de cette campagne de cyberharcèlement, la chroniqueuse de RMC avait réagi publiquement à une vidéo d'une étudiante en hijab dispensant des conseils de cuisine en déclarant que ce choix de porter le voile correspondait "à une idéologie d'où découlent d'innombrables inégalités femmes-hommes". Sur Twitter, Idriss Sihamedi avait alors interpellé Zohra Bitan et ses deux fils à propos de supposées infractions pénales. Le prévenu avait également publié une photographie de la boîte aux lettres de la famille ainsi qu'un courrier en recommandé volé.

En janvier, le tribunal correctionnel de Paris l'avait relaxé des poursuites de harcèlement en ligne à l'encontre de l'ancienne journaliste de Charlie Hebdo et militante Zineb El Rhazoui. Une relaxe dont le parquet a fait appel. La semaine dernière, il a été condamné par le tribunal de Paris à 3 000 euros d'amende pour injures racistes envers Zineb El Rhazoui, dans un dossier distinct.

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