Amazon, Paypal, Spotify, "Le Monde"... Ce que l'on sait de la panne internet mondiale qui a temporairement paralysé de nombreux sites

Une société américaine comptant de nombreux sites internet parmi ses clients a reconnu mardi un problème rapidement résolu, écartant la piste d'une attaque informatique.

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France Télévisions
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Le site d'information financière Bloomberg affiche un message d'erreur lors d'une panne ayant touché de nombreux sites et services, le 8 juin 2021. (MAXPPP)

L'incident est déjà résolu, mais vous y avez peut-être été confronté. De nombreux services en ligne et sites de médias ont été rendus inaccessibles pendant environ une heure, mardi 8 juin à la mi-journée, en raison d'un incident technique.

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Fastly, une entreprise dont les services permettent à ces sites de gagner en rapidité, a reconnu avoir rencontré un problème, écartant l'hypothèse d'une attaque externe. Franceinfo vous résume ce que l'on sait de cet incident.

Qui a été touché ?

D'une ampleur peu commune, la panne a affecté des sites très divers, qu'il est impossible de lister dans leur ensemble. Au moins un réseau de services publics a été touché, celui du Royaume-Uni, où tous les sites du domaine gov.uk (équivalent du gouv.fr français) sont restés inaccessibles, paralysant un certain nombre de démarches en ligne. Aux Etats-Unis, le site de la Maison Blanche a également été concerné.

Amazon et le service de paiement en ligne Paypal étaient aussi inutilisables, de même que les services de streaming Spotify et Twitch, et le réseau social Reddit. Twitter est resté en ligne, mais l'affichage des émoticônes ne fonctionnait plus.

Si franceinfo.fr a échappé à la panne, ce n'est pas le cas de nombreux autres sites de médias tels que Le Monde et les autres sites de son groupe de presse (L'Obs ou Télérama, notamment)Mais aussi le New York Times et CNN aux Etats-Unis, le Guardian et le Financial Times au Royaume-Uni, El Mundo en Espagne, Corriere della Sera en Italie...

D'où est venu le problème ?

Toutes les pages concernées affichaient un message évoquant une "erreur 503". Celle-ci signifie que le serveur sur lequel est hébergé le site n'est pas en mesure de l'afficher, parce qu'il est éteint, en maintenance ou surchargé, explique le site de Mozilla, le créateur du navigateur Firefox.

Les regards se sont rapidement tournés vers une entreprise américaine, Fastly. Si celle-ci n'a, pour l'instant, pas assumé la responsabilité des problèmes constatés, son compte Twitter et sa page dédiée aux incidents ont tous deux fait mention d'un problème qu'elle dit désormais avoir "identifié" et résolu.

Sur son site (en anglais), Fastly se présente comme un service permettant à ses clients d'accélérer l'affichage de leurs pages et d'accueillir davantage de visiteurs.

Sait-on s'il s'agit d'une panne accidentelle ou d'une attaque ?

Pour désigner les problèmes rencontrés mardi, l'entreprise a évoqué un "impact sur les performances de [son] service de CDN", acronyme qui désigne un réseau de diffusion de contenus.

Concrètement, Fastly n'héberge pas les sites de ses clients, mais des copies de ces sites, dans des serveurs répartis géographiquement, permettant aux internautes proches d'y accéder plus vite et d'éviter les soucis en cas de pic de connexions. C'est ce service, manifestement prisé des sites marchands, des services de streaming et des médias, qui a été touché.

Sur Twitter, Fastly a expliqué qu'une mauvaise "configuration de service" avait "déclenché des perturbations" et que sa "désactivation" avait permis de rétablir ses services. Une description vague, mais qui désigne une erreur interne à l'entreprise, permettant a priori d'écarter le scénario d'une attaque informatique ou d'un incident matériel (comme l'incendie qui avait touché l'hébergeur OVH en mars à Strasbourg).

Combien de temps ces sites sont-ils restés inaccessibles ?

Le premier message rapportant un problème est apparu sur le site de Fastly à 11h58 (heure française). L'entreprise a expliqué avoir identifié le problème et appliqué un correctif à 12h36, et l'a présenté comme "résolu" à 14h41. Tout en avertissant que le retour à la normale pouvait être progressif chez ses clients.

Le site downdetector, sur lequel les internautes peuvent alerter quand un site ne fonctionne pas, montre que les signalements ont commencé vers 11h45, qu'ils ont atteint leur pic autour de midi, et que la situation était revenue à la normale vers 13h.

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