Numérique : les enceintes connectées vous espionnent-elles ?

Un site américain vient de révéler que des employés d'Amazon sont chargés d'écouter les conversations des utilisateurs d'Alexa, l'assistant vocal de l'entreprise. Un type d'espionnage pas illégal, mais qui interroge.

France 3

Il se fond dans le décor. L'assistant vocal du géant américain trône dans le salon. Les requêtes vocales auxquels il répond sont enregistrées par Amazon. On peut les retrouver via l'application dans le téléphone. Ces données, qui peuvent être personnelles, voire intimes, sont envoyées dans les serveurs informatiques. Selon une enquête d'un magazine américain, des milliers d'employés sont chargés d'écouter certains extraits sonores captés par l'enceinte connectée.

"Former les systèmes de reconnaissance vocale"

Aux questionnements concernant l'espionnage, Amazon répond dans un communiqué : "Les employés n'ont pas d'accès direct à ces informations qui leur permettrait d'identifier une personne ou un compte". Et d'ajouter : "Ces informations nous aident à former nos systèmes de reconnaissance vocale (...) afin qu'Alexa puisse mieux comprendre vos demandes". En clair, des humains aident l'appareil à décrypter notre langage. Pour le spécialiste en cybersécurité Renaud Lifchitz, rien d'illégal. Pour éviter qu'Amazon ne garde vos données, il y a tout de même une solution : vous pouvez, c'est la loi, les effacer sur l'application, d'un seul coup de pouce. 

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Les logos des quatre entreprises qui composent l'acronyme Gafa : Google, Amazon, Facebook et Apple.  (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)