Google va faire appel de l'amende infligée par la Commission européenne et assure qu'Android est "un système ouvert, non exclusif"

La porte-parole de Google France annonce que l'entreprise va se "conformer" à la décision de Bruxelles, tout en la contestant. 

Le logo de Google lors du salon VivaTech à Paris, en mai 2018. 
Le logo de Google lors du salon VivaTech à Paris, en mai 2018.  (ALAIN JOCARD / AFP)

Google se dit "profondément en désaccord"après l'amende record de 4,3 milliards d'euros infligée par la Commission européenne pour abus de position dominante avec son système d'exploitation mobile Android. "Nous allons nous conformer à la décision de la Commission tout en faisant appel", a déclaré mercredi 18 juillet sur franceinfo Anne-Gabrielle Daubat-Pantanacce, la porte-parole de Google France.

Android est "un système ouvert, non exclusif, il donne du choix pour tous, pour les constructeurs, pour les développeurs et pour le grand public", assure la porte-parole de Google France. "Aujourd'hui, la concurrence n'a jamais été aussi vive et les choix pour les constructeurs, les développeurs et les utilisateurs sont vibrants", ajoute-t-elle, en précisant que les utilisateurs "ont accès à plus d'un million d'applications" et que "plus de 24 000 appareils tournent sous Android".

La concurrence existe selon Google 

"Les caractéristiques d'une concurrence efficace, c'est un écosystème dynamique, la rapidité d'innovation et la baisse des prix. Et c'est bien le cas aujourd'hui avec Android", poursuit Anne-Gabrielle Daubat-Pantanacce. Elle explique que Google peut prouver que la concurrence est réelle, grâce à "des faits, des chiffres et un certain nombre d'acteurs qui peuvent témoigner de cela".

L'Union européenne accuse Google d'imposer "des restrictions illégales aux fabricants d'appareils Android". "Nous donnons le choix et rien n'est exclusif dans les différentes clauses et les business-models que l'on propose", répond la porte-parole de Google France, refusant d'entrer "dans les détails des contrats qui sont proposés".

La Commission européenne, de son côté, estime que Google se trouve en abus de position dominante et en a profité pour asseoir la suprématie de ses propres applications. 

Anne-Gabrielle Daubat-Pantanacce insiste par ailleurs sur le fait qu'Android a créé "1,2 million d'emplois en Europe, dont 170 000 en France", des emplois générés par "des champions français, des pépites comme Wiko, Archos ou Gameloft qui exportent tous les jours grâce à Android. Il faut leur permettre de continuer à vivre et à se développer", lance-t-elle.