Etats-Unis : Google va permettre aux commerçants noirs de se signaler sur sa plateforme

Le géant du numérique explique vouloir répondre à une demande croissante d'utilisateurs américains, désireux de soutenir les commerces détenus par des Noirs.

Le badge \"commerce détenu par des Noirs\", mis en ligne le 30 juillet 2020 par Google.
Le badge "commerce détenu par des Noirs", mis en ligne le 30 juillet 2020 par Google. (GOOGLE)

Objectif : rendre son service "plus inclusif et aider à soutenir les entreprises appartenant à des Noirs, au moment où elles en ont le plus besoin." Google a annoncé, jeudi 30 juillet, la mise en ligne d'une fonctionnalité permettant aux commerçants noirs américains de se signaler sur sa plateforme de recherche.

Dans un communiqué (article en anglais), le géant américain indique avoir constaté "une augmentation des recherches visant à trouver des établissements gérés par des Noirs" au cours des derniers mois, marqués par l'organisation, outre-Atlantique, de nombreuses manifestations anti-racistes. Observer cette demande croissante d'utilisateurs américains désireux de soutenir les commerces détenus par des Noirs "a été une inspiration", écrit sur le blog de l'entreprise Jewel Burks, responsable du département de l'aide aux start-ups chez Google.

Une démarche reposant sur le volontariat

En se signalant comme entrepreneurs noirs, les commerçants américains verront apparaître un badge représentant un cœur noir sur la fiche Google de leur établissement dans les résultats de recherche, ainsi que sur le service Google Maps. Cette démarche, uniquement mise en place aux Etats-Unis, ne repose que sur le volontariat : les commerçants devront préalablement vérifier leur identité auprès de Google pour faire apparaître ce badge, et seul le propriétaire de l'établissement concerné pourra le demander. La firme n'a toutefois pas précisé comment elle comptait vérifier ces déclarations.

Des badges similaires avaient été introduits il y a deux ans, y compris en France, pour signaler des commerces dirigés par des femmes ou accueillants envers les LGBT+, relève BFMTV.