Apple jugé coupable d'avoir violé un brevet de l'université du Wisconsin

La firme américaine a utilisé sans autorisation une technologie brevetée dans la fabrication des processeurs présents dans l'iPhone 5S, l'iPad Air et l'iPad Mini.

Un iPhone 5S d\'Apple, appareil contenant une technologie brevetée que la marque à la pomme a utilisé sans autorisation, selon un jugement rendu en octobre 2015 par un tribunal du Wisconsin.
Un iPhone 5S d'Apple, appareil contenant une technologie brevetée que la marque à la pomme a utilisé sans autorisation, selon un jugement rendu en octobre 2015 par un tribunal du Wisconsin. (YI CHANG / IMAGINECHINA / AFP)

Le groupe informatique américain Apple a été jugé coupable de violation d'un brevet détenu par l'université du Wisconsin, d'après des informations communiquées mardi 13 octobre. Une condamnation qui pourrait coûter très cher à la marque à la pomme puisque l'affaire concerne des technologies intégrées à ses iPhone et iPad.

A l'issue d'un procès démarré en début de semaine dernière dans le Wisconsin, les jurés ont estimé qu'Apple avait enfreint ce brevet, qui concerne des moyens d'améliorer l'efficacité et la performance des processeurs informatiques. Dans sa plainte, déposée début 2014, l'université faisait valoir que ces technologies étaient intégrées "de manière non autorisée" au processeur A7 de l'iPhone 5S, de l'iPad Air et de l'iPad Mini à écran Retina sortis l'année précédente.

Le plaignant réclame plus de 700 millions d'euros

Apple avait tenté de prouver que le brevet en question était invalide, un argument que le jury a rejeté. Le montant des dommages dus par la firme informatique reste à déterminer mais, d'après les médias américains, l'université réclamerait plus de 800 millions de dollars (700 millions d'euros) comme l'explique Time.

Le groupe a lui-même intenté des procès pour violations de brevets contre d'autres grands acteurs du secteur technologique. L'un des bras de fer les plus suivis est celui qui l'oppose devant la justice américaine au groupe sud-coréen Samsung, son plus gros rival sur le marché des smartphones et des tablettes.