Amazon : le volte-face des salariés au sujet de la création d'un syndicat

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Durée de la vidéo : 2 min.
Amazon : le volte-face des salariés au sujet de la création d'un syndicat
France 2
Article rédigé par
L. de La Mornais, A. Monange, L. Setyon - France 2
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Alors que le géant américain, Amazon, s'apprêtait à vivre une révolution avec la création d'un syndicat dans une de ses usines en Alabama, aux États-Unis, la majorité des salariés a finalement décidé de revenir sur sa décision.

Amazon peut se dire soulagé. Les deux tiers des salariés de son usine en Alabama, aux États-Unis, ont finalement fait marche arrière dans ce qui aurait pu être un tremblement de terre dans le pays, avec la création d'un syndicat. Certains experts restent perplexes. "On a vu des photos de certains salariés uriner dans des bouteilles tant les pauses sont courtes. Des députés du Congrès ont apporté leur soutien et pourtant, Amazon a réussi à écraser cette initiative", explique Alex Kantrowitz, analyste et fondateur du blog "Big Technology".

Une campagne pour le non

En Alabama, le salaire minimum légal est de 6 dollars de l'heure. Amazon paye le double. Un argument qui a joué en faveur du géant américain. Par ailleurs, le groupe a mené une campagne efficace pour dissuader ses salariés, avec des vidéos, des textos, et même des affichettes dans les toilettes. Ces informations expliquaient qu'un syndicat leur coûterait trop cher en cotisations. "On sait à quel point les dirigeants des syndicats se payent des bons salaires avec les cotisations des adhérents. Donc, pour moi, ce n'était pas quelque chose dont on avait besoin ici", témoigne Lavonette Stokes, employée d'Amazon. Le groupe a réfuté les accusations d'intimidation. Les syndicats nationaux ont annoncé qu'ils allaient contester les résultats en justice.

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