VIDEO. Lors de ses vœux à la presse, Valls évoque les tensions qui couvent en France

Le Premier ministre est revenu sur les fractures révélées par les attentats, et surtout par la contestation des minutes de silence. Il évoque un "apartheid territorial, social et ethnique" partout en France.

France 2

Ce mardi 20 janvier, pour qualifier la vie dans certains quartiers de France, Manuel Valls a évoqué "un apartheid territorial, social, ethnique". Une formule choc qui fait réagir à gauche, même si tous s'accordent sur le diagnostic.

"Je n'emploierais pas le mot apartheid, qui est extrêmement fort", a déclaré François de Rugy, député EELV. "Pour autant, il y a en France des fractures, des inégalités sociales qui ont tendance, à certains endroits, à s'accroître."

Les élus attendent des mesures et des crédits

Certains demandent au Premier ministre d'en tirer les conséquences. "Pour les élus qui, comme moi, se battent pour que ces cités-là aient des crédits, maintenant, on va avoir un travail avec le Premier ministre certainement plus intéressant", prévoit Patrick Mennucci, député PS.

À droite, on partage le constat de Manuel Valls, tout en ironisant sur cette prise de conscience, jugée tardive par certains élus. Les députés attendent maintenant des mesures et des financements à hauteur de la gravité du diagnostic posé par le Premier ministre.

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Le Premier ministre Manuel Valls à Ergué-Gabéric (Finistère), le 16 janvier 2015.
Le Premier ministre Manuel Valls à Ergué-Gabéric (Finistère), le 16 janvier 2015. (FRED TANNEAU / AFP)