VIDEO. Le tribunal de Nantes donne raison à un docker décédé

Jean-Luc Chagnolleau est décédé il y a trois ans d'un cancer. Son combat pour faire reconnaitre sa maladie comme pathologie professionnelle a enfin abouti.

FRANCE 3

C'est une première judiciaire en France. Le tribunal de Nantes (Loire-Atlantique) a reconnu ce lundi 8 décembre qu'un docker est bien décédé il y a trois ans des suites d'une maladie professionnelle.

Au local syndical ce lundi, les dockers n'hésitaient pas à parler d'une grande victoire. "Chacun a en tête la souffrance morale de Jean-Luc. Sa souffrance physique au moment de sa maladie et puis également tous les espoirs qu'il mettait dans le combat qui était le sien de faire reconnaitre ses droits" explique au micro de France 3 le président de l'Association pour la protection de la santé au travail dans les métiers portuaires.

Des conditions de travail difficiles

Rencontré en 2011 par une équipe de France 3, Jean-Luc Chagnolleau avait avant tout initié ce combat pour sa famille. À travers ce combat, il a voulu pointer du doigt les conditions de travail : gaz, pesticides, fongicides. Plusieurs enquêtes démontrent que les employés ont bien été exposés à des produits cancérogènes.

L'Association pour la protection de la santé au travail dans les métiers portuaires va désormais recenser les salariés malades. Objectif : déterminer si les pathologies sont d'origines professionnelles.

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