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Vidéo La saturation des urgences, un effet pervers du forfait de l'assurance-maladie

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
BENOIT GADREY ET OLIVIER JACQUELIN - FRANCE 2
Article rédigé par
France Télévisions

Pour éviter les déficits, des services hospitaliers rechignent à admettre certains patients, qui sont obligés de patienter aux urgences. Explications à Lyon.

Un rapport remis lundi 30 septembre à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, détaille une série de recommandations pour mieux gérer les lits d'hospitalisation à la sortie des urgences, afin de lutter contre la saturation de ces services, comme le rapporte France Info. Mais l'engorgement des urgences hospitalières a aussi pour origine une gestion comptable des lits, explique ce reportage de France 2 dans les hôpitaux lyonnais.

A l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon, le service des urgences est l'un des plus importants de France. Une centaine de patients y sont pris en charge, chaque jour, et le service est souvent encombré de lits alignés dans les couloirs. En moyenne, 40% des malades accueillis nécessitent une hospitalisation. Les infirmières doivent trouver un lit libre dans un service de l'hôpital. Or, elles essuient souvent des refus. Surtout pour les personnes âgées, reconnaît une infirmière. Et les malades doivent rester aux urgences.

Un effet pervers du forfait que l'assurance-maladie applique pour chaque pathologie. Si le patient reste hospitalisé plus longtemps que ce que prévoit la sécurité sociale, le surcoût de son hospitalisation est à la charge du service dans lequel il a séjourné. "Il existe une tentation", reconnaît un médecin du centre hospitalier Lyon-Sud. Celle de choisir les patients présentant les pathologies les plus légères pour que la durée du séjour soit la plus courte possible. Le service évite ainsi le déficit, voire peut espérer un excédent budgétaire.

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