VIDEO. Des employés d'un hôtel parisien libèrent l'esclave d'une riche famille de Dubai

La fuite de la jeune femme, une Ethiopienne qui aurait été l'esclave d'une famille des Emirats, a été organisée par des employés syndiqués de l'hôtel de luxe Concorde Opéra. Selon la CGT, la direction de l'hôtel reprocherait aux salariés d'avoir prévenu les autorités.

William Van Qui et Pierre-Julien Quiers - France 3 Île-de-France

C'est une nouvelle affaire d'esclavage moderne révélée dans un hôtel parisien. Une Ethiopienne aurait été l'esclave d'une famille des Emirats arabes unis. Sa fuite a été organisée par quatre syndicalistes de l'établissement, des salariés qui dénoncent aujourd'hui des pressions de la direction. La jeune femme a été prise en charge par des associations.

Son calvaire a débuté aux Emirats arabes unis en janvier 2011 et s'est terminé à Paris, à l'hôtel Concorde Opéra. La jeune Ethiopienne de 24 ans a profité de son séjour à Paris avec la riche famille pour alerter les employés de l'hôtel. Les quatre syndicalistes "ont reçu des mises en garde de la direction de l'hôtel leur reprochant notamment de ne pas l'avoir avertie de l'existence de cette situation", a expliqué  Claude Lévy, délégué CGT dans l'hôtellerie de luxe.

La façade de l\'hôtel Concorde Opéra, à Paris, où s\'est terminé le calvaire d\'une Ethiopienne de 24 ans.
La façade de l'hôtel Concorde Opéra, à Paris, où s'est terminé le calvaire d'une Ethiopienne de 24 ans. (RIEGER BERTRAND / HEMIS.FR / AFP)