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Vidéo Complément d'enquête : "Qui est vraiment Valérie Trierweiler ?"

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 3 min.

Elle rêvait d'ombre et de dignité. Valérie Trierweiler a dû affronter la lumière et la honte. Sa tournée anglaise pour la promotion de son livre "Merci pour ce moment" a fait beaucoup de bruit. "Complément d'enquête" raconte une femme humiliée et en colère. Extrait.

A Londres, l'ex-première dame n'est pas passée inaperçue. A l'occasion de la sortie en anglais de son livre Merci pour ce moment, Valérie Trierweiler a exposé une fois encore l'intimité de l'Elysée au monde entier - en y ajoutant une touche plus politique. Avec un discours ciselé à l'anglo-saxonne et un sous-entendu relevé par la presse anglaise : "Si vous mentez à votre femme, vous pouvez mentir à votre pays."

Mais qui est Valérie Trierweiler ? Une femme qui a toujours rêvé de discrétion mais qui livre publiquement son intimité. Une femme à qui l'on fait payer son délicat statut de "concubine officielle". Ne l'écrit-elle pas elle-même dans son livre ? "On m'a prise pour une bourgeoise, glaciale et méchante. Je n'étais tout simplement pas à ma place. Doublement illégitime. J'avais tous les défauts pour le rôle : pas mariée, pas fortunée, le besoin de travailler, cela ne fait pas une vraie première dame."

"Thank you for this moment"

La sortie de "Merci pour ce moment" - qu'elle a écrit, dit-elle, "pour se reconstruire" - la placera sur la place publique de façon encore plus dévastatrice pour elle. Le monde politique, à l'unisson, déclare ne pas vouloir lire ce "genre" de livre. Qui devient un best-seller, avec 650.000 exemplaires vendus en France.

Pour Complément d'enquête, Zoé de Bussière et Vivien Roussel ont pu dialoguer avec Valérie Trierweiler lors de sa tournée promotionnelle à Londres. L'ex-première dame affirme dire sa vérité, la vérité, et égratigne au passage la presse française : "Je pense que la presse française aurait pu se donner la peine de lire le livre avant de le juger, de me juger."

Dans le même temps, une ex-ministre, Aurélie Filippeti n'hésite à la soutenir sur une chaîne de télévision : "Par principe, je pense que la démarche qu'elle a faite est respectable et on doit considérer que c'est une femme blessée qui a voulu dire des choses. C'est une femme aussi dont le métier est d'écrire", explique-t-elle, avant d'ajouter : "C'est d'ailleurs un livre plus politique qu'on ne le dit."

Inédit même au pays du tabloïd

Valérie Trierweiler va même plus loin dans ses confessions. Elle ne parle plus seulement en tant que femme humiliée, mais aussi en tant que militante de gauche déçue. "François Hollande avait assuré que la courbe du chômage s'inverserait, ce n'est pas le cas. Il y a autour de moi beaucoup de gens au chômage, ce n'était pas le cas avant", explique-t-elle à la BBC.

Et les Anglais sont friands de ce genre de révélation. Pour un journaliste du Times Magazine, cette confession au sommet de l'Etat est de l'ordre de l'inédit : "L'équivalent aurait été que Lady Diana prenne sa plume et écrive 300 pages de façon détaillée."

Valérie Trierweiler raconte une histoire française où il est question d'ascension sociale, d'humiliation publique, de la comédie du pouvoir et de son désarroi. Elle donne peut-être des clefs pour percer "le mystère Hollande". 

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