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Une mère de 40 ans a avoué avoir tué à 2 reprises les nouveau-nés qu'elle venait de mettre au monde en 2006 et 2007

Cette mère de famille, vivant dans un village de l'Aude, a été placée mardi en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Castelnaudary. Elle a été présentée au juge (jeudi) matin et mise en examen du chef d'infanticide, a dit à la presse le procureur de la République de Narbonne, Bertrand Baboulenne.
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France Télévisions
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Cette mère de famille, vivant dans un village de l'Aude, a été placée mardi en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Castelnaudary. Elle a été présentée au juge (jeudi) matin et mise en examen du chef d'infanticide, a dit à la presse le procureur de la République de Narbonne, Bertrand Baboulenne.

"Elle a caché la grossesse et la naissance à son mari, son amant, car elle avait une relation extra-conjugale au moment des faits", a ajouté le procureur. "Pour accoucher, elle s'est isolée pour aller dans un bois à proximité et accoucher sur la banquette arrière de sa voiture", a-t-il précisé. "A priori, ils (les nouveau-nés) auraient été étouffés", selon M. Baboulenne qui a évoqué des "grossesses cachées" et non des dénis de grossesse.

Certaines zones d'ombre subsistent quant à la disparition des corps, qui n'ont pas été retrouvés. "C'est un dossier très atypique. On se demande comment elle a pu cacher deux grossesses et un accouchement à un mari, un amant et trois enfants. Il faudra beaucoup de psychologues et de psychiatres pour nous expliquer tout ça", a déclaré son avocat, Me Christian de Marion Gaja. "Elle dit les avoir incinérés. Après les avoir placé dans un congélateur, quelques jours pour le premier, quelques heures pour le second", ajoute l'avocat, sollicité en octobre par sa cliente.

Croyant d'abord à des affabulations, l'avocat demande à ce que des vérifications soient faites. Après une tentative de suicide mi-septembre, la mère de famille a envoyé au procureur de Carcassonne une lettre dans laquelle elle s'accuse du double-infanticide, le 5 octobre. Elle avait fait les premières révélations pendant sa prise en charge psychologique avant d'être incitée à le faire devant la justice. Le procureur a souligné que les gendarmes ont effectué une enquête pour vérifier ses dires. Le mari et l'amant ont été entendus par les enquêteurs, qui doivent poursuivre les auditions.

Me de Marion Gaja a regretté la décision du juge des libertés et de la détention de la placer en détention, étant donné qu'elle avait avoué. Cette femme de 40 ans "était dans une grande détresse psychologique, (...) elle ne supportait pas l'idée de la naissance de ces enfants, (...) elle ne pensait pas pouvoir s'en sortir avec des bébés en plus", a précisé le procureur.

Ingénieur de formation, cette mère de trois garçons de 9, 11 et 16 ans, travaillait dans l'exploitation agricole de ses parents dans un village près de Castelnaudary. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Divorcée en 2009, elle avait la garde alternée de ses enfants. Ceux-ci ont été récupérés par son ex-mari, agent territorial.

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