Une enquête révèle une hausse des troubles de la santé près des antennes relais

Des habitants des Bouches-du-Rhône interrogés par l'Association Santé Environnement France présentent plus d'acouphènes et de troubles du sommeil que le reste de la population.

Une antenne relais camouflée dans un mât de bateau à Carnon (Hérault), le 20 janvier 2006.
Une antenne relais camouflée dans un mât de bateau à Carnon (Hérault), le 20 janvier 2006. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Acouphènes, troubles du sommeil, défaut de concentration… Des troubles dont souffrent davantage les personnes habitant près d'antennes relais, affirme une étude de l'Association Santé Environnement France (Asef). Son enquête a porté sur 143 locataires d'immeubles HLM dont les toits comportent entre douze et quatorze antennes de téléphonie mobile à Aix-en-Provence et à Aubagne (Bouches-du-Rhône). 

Parmi ces personnes, 43 % se plaignent d'acouphènes, des sifflements ou bourdonnements d'oreilles, "alors que seuls 15 % des Français disent souffrir d'un tel problème", notent les médecins de l'Asef. Idem pour les troubles du sommeil (55 % des locataires disent en souffrir, contre 32 % dans la population globale) ou le défaut de concentration (27 %, contre 4 %). "Fait troublant : 83 % de ceux qui ont la chance de pouvoir partir en vacances voient leur(s) symptôme(s) disparaître au bout de quelques jours", ajoute l'association.

Selon le DPatrice Halimi, secrétaire général de l'Asef et chirurgien-pédiatre à Aix-en-Provence, "les locataires que nous avons rencontrés ont l’impression qu’on se moque d’eux. On ne leur a pas demandé leur avis pour savoir s’ils étaient d’accord pour qu’on leur implante des antennes relais sur leur toit." Un arrêt de 2005 impose l'accord unanime des copropriétaires pour l'implantation d'antennes de téléphonie. "C'est pour cette raison que se multiplient aujourd'hui les forêts d'antennes relais sur les HLM", déplore l'Asef.