Pour une députée PS, le terme d'école "maternelle" est sexiste

Sandrine Mazetier a expliqué qu'une école n'est pas "un lieu de soin, de maternage", sur RTL, vendredi 1er février. Ses propositions : la renommer "petite école" ou "première école".

L\'école maternelle Pigacière, à Caen (Calvados), le 29 janvier 2009. 
L'école maternelle Pigacière, à Caen (Calvados), le 29 janvier 2009.  (MYCHELE DANIAU / AFP)

La députée PS de Paris Sandrine Mazetier a saisi le gouvernement pour faire débaptiser l'école "maternelle", a-t-elle expliqué sur RTL, vendredi 1er février. Elle reproche à ce mot de renvoyer à l'image de la seule mère :"C'est une école, pas un lieu de soin, de maternage, c'est un lieu d'apprentissage", explique-t-elle.

Elle en a profité pour proposer quelques alternatives. "Changer le nom en 'petite école' ou 'première école', c'est neutraliser d'une certaine manière la charge affective maternante du mot maternelle." "Ça rendrait justice au travail qui y est fait, au professionnalisme de ceux qui y interviennent et ça rappellerait aussi qu'aujourd'hui, la responsabilité de l'éducation des enfants est partagée entre les parents et n'est pas la spécificité des femmes", selon l'élue de la 8e circonscription de la capitale.

La veille, Sandrine Mazetier a adressé une question au ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, à l'Assemblée nationale, comme le relève Le Lab d'Europe 1. Elle s'est inquiétée de la dimension jugée sexiste du terme. "Cette dénomination institutionnelle laisse entendre que l'univers de la petite enfance serait l'apanage des femmes et véhicule l'idée d'une école dont la fonction serait limitée à une garderie."