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Un rapport d'expertise conclut que Liliane Bettencourt souffre d'une "démence mixte" et de la maladie d'Alzheimer.

La juge des tutelles de Courbevoie va s'appuyer sur ce rapport pour rendre sa décision aujourd'hui sur un éventuel placement sous protection judiciaire de l'héritière du fondateur de L'Oréal, âgée de 88 ans.
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 (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

La juge des tutelles de Courbevoie va s'appuyer sur ce rapport pour rendre sa décision aujourd'hui sur un éventuel placement sous protection judiciaire de l'héritière du fondateur de L'Oréal, âgée de 88 ans.

Les conclusions du rapport d'expertise ont été révélées par ce matin. Il y est dit que Liliane Bettencourt, "atteinte de troubles cognitifs évidents avec désorientation temporelle, troubles mnésiques, troubles de raisonnement et éléments aphasiques (...), présente un tableau clinique de démence à un stade modérément sévère". Les experts estiment que Liliane Bettencourt "présente une maladie d'Alzheimer à un stade modérément sévère avec une possible participation vasculaire", et qu'elle est la proie d'un "processus dégénératif cérébral lent et progressif", ajoute le site du quotidien.

Ce rapport évoque un entretien réalisé par le neurologue Bruno Daunizeau, qui a jugé Liliane Bettencourt "incapable de répondre aux différentes questions des tests", et celui de Jean-François Dartigues, psychologue, qui note que la milliardaire souffre, à l'instar de Jacques Chirac, d'"une anosognosie", selon LeMonde.fr. La révélation est surtout celle d'une "démence mixte".

Une décision aujourd'hui

La juge des tutelles de Courbevoie doit rendre ce lundi sa décision concernant une éventuelle mise sous protection judiciaire de Liliane Bettencourt, à la demande de sa fille Françoise. A l'issue d'une audience à huis clos prévue à 10 heures, la magistrate Stéphanie Kass-Danno devrait statuer sur la demande de révocation du mandat de protection de la milliardaire confié à son ancien avocat, Me Pascal Wilhelm, et sur l'opportunité de mesures judiciaires comme un placement sous tutelle ou sous curatelle renforcée.

Françoise Bettencourt-Meyers n'a pas demandé à exercer une quelconque autorité judiciaire sur sa mère et il est vraisemblable que la juge des tutelles choisisse une autre option compte tenu du contexte conflictuel entre les deux femmes. Si la justice décide d'un placement sous tutelle, "nous ferons un recours", avait annoncé samedi Pascal Wilhelm dans une interview au Parisien, assurant que la milliardaire "n'est pas incapable".

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