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Un militant de Greenpeace qui s'était enchaîné sur une voie ferrée à Cherbourg a été interpellé puis libéré lundi

Aucune charge n'a été retenue contreYannick Rousselet qui voulait empêcher le passage d'un convoi d'uranium appauvri qui devait partir pour la Russie.Le train provenait de l'usine Areva de Pierrelatte (Drôme). Pour sa responsable, Anne Lauvergeon, Greenpeace "s'est trompé de bataille" en organisant cette action à Cherbourg.
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Le militant de Greenpeace s'était entravé dimanche soir sur les rails à la gare maritime de Cherbourg (Manche). (F2)

Aucune charge n'a été retenue contreYannick Rousselet qui voulait empêcher le passage d'un convoi d'uranium appauvri qui devait partir pour la Russie.

Le train provenait de l'usine Areva de Pierrelatte (Drôme). Pour sa responsable, Anne Lauvergeon, Greenpeace "s'est trompé de bataille" en organisant cette action à Cherbourg.

Greenpeace entendait ainsi attirer l'attention contre ce qu'elle considère comme un "abandon" de déchets nucléaires en Russie.

Une trentaine de gendarmes mobiles et de policiers se sont mobilisés tôt lundi matin pour évacuer Yannick Rousselet, le responsable de la "campagne Energie/Nucléaire" de l'organisation écologique Greenpeace France, qui était allongé depuis dimanche soir sur la voie, entravé avec des menottes.

"Avec nos faibles moyens (...), nous avons mis en échec Areva, qui espérait reprendre discrètement son trafic de déchets le jour où tous les regards sont tournés vers Copenhague" et la conférence internationale sur le changement climatique, a estimé Yannick Rousselet, dans un communiqué diffusé lundi matin.

Selon Greenpeace, qui cite un rapport présenté comme officiel, "depuis 2006, 33.000 tonnes d'uranium ont été exportées vers la Russie (dont 23.540 tonnes d'uranium appauvri) et seulement 3.090 tonnes ont été réexpédiées en France", le reste étant "abandonné sur place". L'organisation réclame un moratoire sur les exportations d'uranium vers la Russie, tant que ne seront pas terminées les enquêtes commanditées par le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo sur le devenir de ces exportations.

Au contraire de Greenpeace, Areva affirme que l'uranium envoyé en Russie y est réenrichi pour revenir en France où il sert à fabriquer du combustible.

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