Un militant CGT licencié pour avoir refusé de serrer la main de son supérieur

Employé de la société Constellium à Nuits-Saint-Georges, il a été renvoyé pour "faute simple". 

Des employés de Constellium sur le site de Biesheim (Alsace), le 25 avril 2014. 
Des employés de Constellium sur le site de Biesheim (Alsace), le 25 avril 2014.  (MAXPPP)

Une "faute simple", mais un licenciement quand même. Un militant CGT a été renvoyé par la société Constellium à Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or), pour avoir notamment refusé de serrer la main de son supérieur, ce qui a entraîné, mercredi 30 avril, un rassemblement de soutien de son syndicat.

Cet agent de production de 33 ans raconte avoir été surpris par un supérieur roulant "sur une dizaine de mètres" en sens interdit sur le parking extérieur de l'entreprise. Suite à cet incident, le jeune homme, militant CGT en poste depuis une dizaine d'années chez Constellium, avait refusé de serrer la main de son supérieur. Il a alors été convoqué en mars pour un entretien préalable. "En moins de quinze jours, j'étais licencié", affirme-t-il.

"En trente ans, je n'avais jamais vu un licenciement comme ça, pour un motif aussi maigre. C'est révoltant", a dénoncé le délégué syndical central CGT du groupe, Jean-Michel Boqueret. Le jeune homme compte engager "des procédures" pour contester son renvoi pour "faute simple", notamment pour "insubordination".