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Un jeune a été tué à l'aube dimanche chez lui à Villepinte devant ses proches dans une exécution de type mafieux

Cet apparent règlement de comptes pourrait être lié à une affaire de drogue ou à une dette, selon les premiers éléments de l'enquête.Bilal, 21 ans, était "connu pour des petits faits de délinquance sans plus", du recel et des violences , selon des sources policières. Il a été assassiné par quatre hommes cagoulés et armés.
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Le quartier pavillonnaire de Villepinte où Bilal, 21 ans, a été assassiné par un commando (AFP - MIGUEL MEDINA)

Cet apparent règlement de comptes pourrait être lié à une affaire de drogue ou à une dette, selon les premiers éléments de l'enquête.

Bilal, 21 ans, était "connu pour des petits faits de délinquance sans plus", du recel et des violences , selon des sources policières. Il a été assassiné par quatre hommes cagoulés et armés.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ceux-ci ont défoncé la porte du garage, hurlant "Police!". Une soeur de la victime, âgée de 16 ans, leur a ouvert la porte d'accès à la maison, où vivent les parents, une autre soeur de 9 ans et un frère de 12 ans. Les intrus auraient alors demandé au père de famille de leur montrer la chambre de l'aîné, Bilal.

Ils ont alors tiré ce dernier de son lit, l'ont amené dans le salon. Le jeune homme est alors abattu de plusieurs balles de calibre 9 mm, dont une dans le thorax et une au niveau de la carotide. Selon une source proche de l'enquête, l'exécution se serait faite devant les parents, tandis que les deux soeurs étaient réfugiées dans la chambre voisine du salon, avec la porte restée ouverte.

Une voisine décrit "une famille sans histoires" vivant dans un quartier "très calme", où "tout le monde se connaît". "On connaît ces jeunes de quartiers, on les a vu grandir. On sait qu'ils peuvent commettre des actes délictueux mais un tel drame touche toute la communauté", selon l'adjoint socialiste au maire de Villepinte, Christophe Borgel, en larmes. Un policier exprime son incompréhension, le quartier n'étant pas réputé difficile.

Le profil du jeune homme exécuté, rentré samedi d'un séjour au ski organisé par une association de quartiers, selon Christophe Borgel, ne cadre pas avec le scénario de l'exécution froide, professionnelle, dont il a été victime. "C'est certainement une affaire de règlement de comptes, peut-être sur fond de trafic de stupéfiants", avance une source policière. "On sait que la victime devait quelque chose à une autre bande, il avait peut-être une dette", poursuit une autre source. "Ce n'était pas de la grande criminalité", relève une autre source proche de l'enquête qui ajoute: "C'est en tout cas extrêmement rare de voir ce genre d'exécution de type mafieux dans le secteur".

"Il est de plus en plus facile de trouver des armes à feu dans le 93, les délinquants semblent de plus en plus déterminés et n'hésitent pas à s'en servir", observe de son côté le secrétaire régional Unsa-Police, Stéphane Pelliccia.

Villepinte a été le théâtre d'une autre exécution le 4 mars. Un homme d'affaires russe, qui venait d'arriver en France, avait été abattu d'une balle dans la tête dans un autre quartier pavillonnaire de la ville. Un ressortissant d'un pays du Caucase a été interpellé dans cette enquête.

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