Un deuxième suspect arrêté après l'attaque d'un fourgon blindé à Aubervilliers

Plusieurs coups de feu ont été tirés et un convoyeur a été grièvement blessé. Les braqueurs auraient été équipés d'armes de guerre.

Le fourgon blindé pris pour cible par des braqueurs à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le 4 juin 2012.
Le fourgon blindé pris pour cible par des braqueurs à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le 4 juin 2012. (THOMAS SAMSON / AFP)

L'enquête progresse après l'attaque à l'arme de guerre d'un fourgon blindé lundi 4 juin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Un suspect, connu des services de police, a été interpellé lundi alors qu'il se trouvait à proximité d'une voiture ayant servi à la fuite des malfaiteurs. Et un deuxième membre présumé de l'équipe a été arrêté lundi, a affirmé mardi Europe 1.

L'attaque a eu lieu à l'aube lundi. Peu après 5h30, un fourgon blindé de la TAS a été pris pour cible par trois hommes dissimulés sous une porte cochère devant une agence BNP Paribas de la commune, devant une entrée du métro Quatre-Chemins. 

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L'assaut, qui s'est déroulé avenue Jean-Jaurès, a été violent. Des coups de feu ont été tirés par les trois braqueurs en possession d'armes de guerre, "visiblement des kalachnikov", selon le secrétaire départemental du syndicat policier Alliance, Christophe Ragondet. L'un des convoyeurs a été blessé avant que les assaillants prennent la fuite. 

Touché à l'abdomen, il a été transporté à l'hôpital Avicenne, à Bobigny, pour y être opéré. "L'opération s'est déroulée avec succès, mais son pronostic vital reste engagé", a assuré une source syndicale.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les malfaiteurs ont réussi à prendre la fuite en emportant une partie de l'argent transporté par le fourgon, soit environ 200 000 euros. "Ils ont pris la fuite à bord d'un 4x4 qui a été retrouvé incendié à quelques kilomètres d'ici, à La Courneuve", a précisé Christophe Ragondet. De nombreux impacts de balles ont été relevés sur le fourgon et sur une voiture située à proximité du lieu de l'attaque, témoignant de la violence de l'assaut. "J'ai entendu des rafales de tirs, ça m'a réveillé, c'était impressionnant", a déclaré un habitant du quartier.