Un contrôleur du ciel a été poignardé mercredi dans la tour de contrôle de l'aéroport franco-suisse de Bâle-Mulhouse

Ce crime, "très violent", n'a pas fait courir de risque à la sécurité aérienne, selon les autorités.La victime, qui allait prendre son tour de chef du contrôle aérien, a été retrouvée peu avant 8 h gisant dans son sang au 11e étage du bâtiment.

L\'aéroport de Bâle-Mulhouse
L'aéroport de Bâle-Mulhouse (AFP - SEBASTIEN BOZON)

Ce crime, "très violent", n'a pas fait courir de risque à la sécurité aérienne, selon les autorités.

La victime, qui allait prendre son tour de chef du contrôle aérien, a été retrouvée peu avant 8 h gisant dans son sang au 11e étage du bâtiment.

Elle se trouvait sur le dernier palier d'ascenseur précédant l'escalier menant à la salle de contrôle, a expliqué le procureur de la République de Mulhouse.

La zone, hautement sécurisée, n'est accessible qu'aux détenteurs de badge ou d'accréditation.

Les secours ont été prévenus par deux appels téléphoniques, disant en substance pour le premier "il se passe quelque chose", et "vite, c'est horrible" pour le second, a relaté le magistrat. Les pompiers n'ont rien pu faire pour sauver le contrôleur, qui a succombé à au moins trois coups de couteau portés à la gorge, au poumon et au thorax, selon des sources policières.

Agé de 34 ans, l'homme était marié et père d'un enfant de quatre ans. Il avait été affecté à l'aéroport de Bâle-Mulhouse à sa sortie d'école en 1998, selon la direction générale de l'Aviation civile (DGAC).

Une enquête a été ouverte pour "homicide involontaire". L'arme du crime n'a pas été retrouvée.

"A l'heure actuelle, nous penchons plutôt pour une agression crapuleuse (...) très violente (...). Il n'y a a priori aucune relation entre ce meurtre, le métier de la victime et le travail qu'elle allait accomplir", a déclaré le directeur d'enquête, le commissaire Christian Reeb.

Le vol ne semble pas non plus le mobile du crime. Son auteur pourrait se trouver parmi les personnes présentes sur place, ou avoir pris la fuite, selon le commissaire Reeb.