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Un avion d'Air France volait avec une trentaine de vis en moins

Un Airbus A340 de la compagnie française a dû être immobilisé à Boston. Air France estime que la sécurité des vols n'a pas été mise en jeu.

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France Télévisions
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Un Airbus A340 d'Air France sur le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le 20 novembre 2009. (ERIC PIERMONT / AFP)

L'histoire ne va pas rassurer les phobiques des voyages en avion. Un Airbus A340 de la compagnie Air France, qui venait d'être entièrement révisé en Chine, a dû être immobilisé mi-novembre à Boston (Etats-Unis) après qu'un mécanicien a constaté l'absence d'une trentaine de vis sur un panneau de carénage, révèle l'AFP vendredi 25 novembre.

"Les A340 font également [comme les Boeing 747] leur grande visite [révision complète] en Chine à Xiamen et le résultat est toujours à la hauteur des ambitions de notre entreprise !, ironise le personnel navigant technique dans un bulletin du syndicat Alter dont l'AFP a obtenu une copie. Dernièrement, le F-GLZR [un modèle d'A340] est rentré de Chine et a volé pendant quelques jours avant d'être arrêté : il lui manquait un tiers des vis sur un panneau de carénage."

"La sécurité des vols" pas mise en jeu 

Un porte-parole d'Air France, qui a confirmé l'incident, a indiqué qu'une enquête interne était en cours. Mais il a assuré qu'"à aucun moment, la sécurité des vols" n'avait été mise en jeu et a souligné que l'avion n'avait été immobilisé "que quelques heures".

"La partie de l'avion concernée est le karman de l'aile droite, un cache d'habillage situé entre l'aile et le fuselage fixé par une cinquantaine de vis recouvertes d'un joint mastiqué", a-t-il précisé, relevant que "le karman a une fonction d'habillage et ne concerne pas une zone pressurisée".

Un expert du constructeur européen Airbus a confirmé que le karman n'était pas une "pièce de structure". "Comme il ne s'agit pas d'une pièce très lourde et étant donné son emplacement, on peut supposer - sous réserve de certaines vérifications - que si elle s'était détachée, elle serait partie avec le filet d'air", a-t-il commenté. Mais il a toutefois reconnu que "lorsqu'une pièce se détache, il y a toujours un risque qu'elle aille percuter une pièce importante. Le trajet d'une pièce est toujours difficile à connaître."

 

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