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Présidence de l'UMP : soupçons de fraude dans les Alpes-Maritimes

Les pro-Copé et les pro-Fillon s'accusent mutuellement d'irrégularités dans le scrutin organisé aujourd'hui pour la présidence de l'UMP.

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France Télévisions
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La députée-maire du Cannet (Alpes-Maritimes) affirme que des "irrégularités" ont été observées à Cannes et Nice. (PIERRE VERDY / AFP)

SUCCESSION A L'UMP - Des fraudes à l'UMP ? Les militants votent, dimanche 18 novembre pour nommer, Jean-François Copé ou François Fillon à la tête du parti. Mais Michèle Tabarot, députée-maire du Cannet (Alpes-Maritimes) et candidate aux côtés de Jean-François Copé, dénonce des fraudes.

D'après elle, il y aurait eu "des irrégularités observées à Cannes et dans les deux bureaux de Nice", rapporte Nice-Matin.

Les deux camps s'accusent mutuellement

"Il y a eu de la fraude", affirme la députée-maire. "A Nice, les huissiers ont en main plusieurs procurations dont les signatures ne correspondent pas. Des procurations vierges ont également été distribuées au sein même d’un bureau de vote niçois", a-t-elle affirmé. "A Cannes, où il y a trois bureaux, juste avant de voter, la liste unique d’émargement a été partagée en trois, ce qui n’assure pas un contrôle optimal."

Sur i-Télé, le maire de Nice (Alpes-Maritimes), Christian Estrosi, soutien de François Fillon, a aussitôt accusé l'autre camp des mêmes maux : "De toute évidence, Jean-François Copé et Michèle Tabarot ont tout mis en œuvre pour permettre les fraudes, et empêcher les gens de voter régulièrement."

Des huissiers ont été appelés pour vérification. Sur Twitter, une journaliste du Point cite un huissier des Alpes-Maritimes ayant constaté des procurations comportant des "signatures douteuses".

Pour Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et soutien de François Fillon, ces soupçons de fraude sont des "attaques purement scandaleuses qui n'ont pas lieu d'être", rapporte BFMTV. Il assure que le "scrutin est sous-contrôle" et "que ceux qui craignent le résultat final n'essaient pas de le discréditer par avance, ce ne serait pas très sérieux".

Les fédérations stratégiques surveillées

Pour éviter toute irrégularité, Jean-François Copé et François Fillon avaient pourtant pris leurs précautions. Le scrutin devait être organisé dans les fédérations par un représentant des deux candidats, et "dans chaque bureau de vote, des assesseurs pro-Copé et pro-Fillon superviseront la régularité du vote, chacun des deux ayant la clé du cadenas de l'urne", rappelait Le Point.

Les deux hommes ont aussi "réclamé la présence d'huissiers de justice à Paris, dans les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône et le Gard", des fédérations stratégiques car ce sont celles qui comptent le plus d'adhérents. Sur Twitter, Christian Estrosi a raillé ces précautions.

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