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Trois sujets brûlants sur lesquels Jean-Marc Ayrault va devoir s'expliquer

Le Premier ministre doit se battre sur plusieurs fronts délicats pour sa majorité. Il sera mercredi soir l'invité du 20 heures de France 2.

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France Télévisions
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Le premier ministre Jean-Marc Ayrault à l'Elysée (Paris), le 28 novembre 2012. (PHILIPPE WOJAZER / AFP)

POLITIQUE - Jean-Marc Ayrault a fort à faire pour garder la tête froide : le Premier ministre doit gérer cette semaine plusieurs fronts délicats pour sa majorité. Alors qu'il sera mercredi 5 décembre au soir l'invité du 20 heures de France 2 (diffusé en direct sur francetv info), voici trois sujets sur lesquels le Premier ministre est attendu au tournant.

L'avenir de Florange

Le site sidérurgique mosellan est sans nul doute la préoccupation numéro un du gouvernement. L'annonce, vendredi 30 novembre au soir, d'un accord avec ArcelorMittal n'a pas calmé les esprits, loin de là. Les premiers détails de l'accord, publiés mardi par Le Monde, sont loin de satisfaire les syndicats. Jean-Marc Ayrault, qui doit les rencontrer mercredi soir à Matignon, aura fort à faire pour justifier l'abandon de l'option de la nationalisation temporaire, défendue en vain par Arnaud Montebourg.

Sans compter que le repreneur potentiel dont parlait le ministre du Redressement productif et dont l'identité vient d'être révélée, s'avère beaucoup plus crédible que ne le laissait entendre Matignon. Une information qui conforte l'aile gauche du Parti socialiste dans l'idée que la nationalisation était la meilleure option.

Les accusations envers Jérôme Cahuzac

Le gouvernement n'avait pas vraiment besoin d'une polémique en toile de fond, mais le Premier ministre va devoir faire avec : mercredi, un article de Mediapart affirmant que le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, avait eu un compte en Suisse, a enflammé la classe politique. 

Si le gouvernement a été unanime pour soutenir le ministre, qui dément avec force et a annoncé son intention de porter plainte en diffamation, certains ténors de l'UMP ont sauté sur l'occasion pour échapper au cauchemar de l'élection interne du parti.

L'ex-ministre UMP Laurent Wauquiez ne s'est ainsi pas privé de souligner qu'"il y a quelques mois, toute information qui venait de Mediapart était considérée comme vérité établie par les socialistes et les amis de M. Cahuzac", appelant le ministre du Budget à se justifier. Et d'ajouter : "On attend que très rapidement, on ne soit pas uniquement dans les démentis mais qu'il apporte des preuves qui permettent de dissiper les doutes : quelle profession exerçait-il, où le faisait-il, quels étaient ses revenus..."

L'agitation des alliés d'Europe Ecologie-Les Verts

Dans tout cela, le Premier ministre doit veiller à la cohésion de sa majorité. Tandis que les communistes minent l'action des socialistes au Parlement, ses plus proches alliés, Europe Ecologie-Les Verts, haussent le ton sur certains dossiers : la bataille autour de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes en a été l'exemple le plus frappant, bientôt suivi par la polémique autour du réacteur EPR de Flamanville.

Sans compter la sortie controversée de la ministre du Logement, Cécile Duflot, sur l'Eglise catholique, qui a exposé la ministre emblématique de l'alliance avec les écologistes. De quoi donner à Jean-Marc Ayrault un sérieux mal de crâne.

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