Trois adolescents de 15 à 16 ans, interpellés jeudi par les gendarmes, ont reconnu avoir profané 61 tombes dans le Nord

Ayant aussi reconnu des dégradations sur des biens publics et privés depuis novembre, ils ont été mis en examen jeudi, a annoncé vendredi le procureur d'Hazebrouck.Les collégiens, qui disent avoir commis ces faits "pour s'occuper, rigoler et faire parler d'eux", n'ont pas d'antécédent judiciaire. Les deux plus âgés sont sous contrôle judiciaire.

Ayant aussi reconnu des dégradations sur des biens publics et privés depuis novembre, ils ont été mis en examen jeudi, a annoncé vendredi le procureur d'Hazebrouck.

Les collégiens, qui disent avoir commis ces faits "pour s'occuper, rigoler et faire parler d'eux", n'ont pas d'antécédent judiciaire. Les deux plus âgés sont sous contrôle judiciaire.


Ils sont poursuivis pour profanations de sépultures ou de tombes, de dégradations en réunion et de provocation à la discrimination raciale, ainsi que de vols en réunion et tentatives, a déclaré lors d'une conférence de presse le procureur Ludovic Duprey.

Dans la nuit du 12 au 13 décembre, 17 tombes du cimetière de Cassel avaient été dégradées. Puis dans la nuit du 18 au 19 février, 44 sépultures, dont trois de soldats du Commonwealth, dans le cimetière d'Oxelaëre, avaient connu le même sort. Des croix gammées, souvent renversées, ainsi que des tags, parfois à connotation raciste, mais aussi un symbole Peace and Love ont été retrouvés, de même que la signature TDAR, qui désigne leur groupe informel, le Team des araignées ravageuses.

La piste de l'extrême-droite, évoquée dans un premier temps, a été écartée. Les collégiens ont expliqué avoir commis ces faits sans motivation idéologique. Ils agissaient lors d'expéditions nocturnes, après avoir "fait le mur", en se déplaçant à pied sur des chemins vicinaux.

Les adolescents, qui encourent jusqu'à sept ans de prison devant le tribunal pour enfants, n'ont pas vraiment exprimé de regrets. L'un d'eux s'est même dit "content" de la médiatisation des faits d'Oxelaëre, après lesquels ils avaient décidé d'arrêter quelques mois. Ils ont également reconnu des vols dans des véhicules et des dégradations.

Une centaine de victimes ont été recensées, mais le préjudice total n'a pas encore été établi.