"Taxe tampon" : les différences de TVA se cachent partout dans les rayons

Des associations féministes ont réussi à obtenir des parlementaires ce vendredi 11 décembre une baisse de la taxe sur les produits hygiéniques féminins. France 2 fait le point.

FRANCE 2

Après avoir envoyé des petites culottes à l'Élysée et organisé des manifestations très remarquées, les féministes ont gagné leur combat contre la "taxe tampon". Fini la TVA à 20% pour les tampons et les serviettes hygiéniques, ces produits seront désormais à 5,5%, comme tous les produits de première nécessité. Pour les militants féministes, une injustice est réparée, avec des économies à la clé.

"Ça représente environ, sur la vie d'une femme, entre 1 500 et  2 000 euros. C'est le gain que les femmes pourront avoir avec la diminution du taux de TVA", explique Gaëlle Couraud du collectif Georgette Sand.

Influence des marques et des filières

Cette polémique sur la TVA pourrait ne pas être la dernière, car dans les rayons, les différences de TVA se cachent partout et surtout, où on ne les attend pas. Le chocolat au lait par exemple, est taxé à 5,5%, alors que les confiseries chocolatées sont taxées à 20%. Pour les clients, ces disparités sont surprenantes. Selon Yves Marin, spécialiste de la consommation interrogé par France 2, elles sont le résultat de l'influence des marques et des filières. Parfois, c'est l'État qui décide d'influencer le consommateur. Par exemple, pour favoriser l'achat de préservatifs, en 2014, la TVA a été réduite à 5,5%.

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Des militantes féministes manifestent à Paris contre la \"taxe tampon\", mercredi 11 novembre 2015. 
Des militantes féministes manifestent à Paris contre la "taxe tampon", mercredi 11 novembre 2015.  (JACQUES DEMARTHON / AFP)