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Soldats français tués : parents en quête de vérité

Les familles de deux des 9 soldats français tués en Aghanistan en août 2008 vont porter plainte pour connaître la vérité
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Les cercueils des soldats français alignés dans l'église des Invalides (21/08/2008) (© France 2)
Les familles de deux des 9 soldats français tués en Aghanistan en août 2008 vont porter plainte pour connaître la véritéLes familles de deux des 9 soldats français tués en Aghanistan en août 2008 vont porter plainte pour connaître la vérité

L'embuscade avait été tendue par les talibans le 18 août 2008, dans la vallée d'Uzbin en Afghanistan.

Les familles déposeront plainte contre X pour "mise en danger de la vie d'autrui" lundi au tribunal aux armées à Paris, a indiqué leur avocat, Me Gilbert Collard.

"Il est évident qu'un militaire risque sa vie, mais c'est autre chose de risquer sa vie dans une intervention mal préparée, des fautes ont été commises par des responsables", a déclaré Me Collard jeudi.

"Nous savons beaucoup de choses sur ce qui c'est passé, nous savons par exemple que les Italiens n'avaient pas du tout pacifié la vallée d'Uzbin et que la hiérarchie militaire française le savait, on a donc envoyé des soldats en reconnaissance dans de mauvaises conditions en connaissance de cause", a t-il observé.

Un peu plus tôt, sur France Info, Me Collard s'était interrogé: "Est-ce que vous trouvez normal, par exemple que l'officier qui organise la mission, qui devait l'encadrer, n'y va pas parce qu'il accueille des personnalités à Kaboul? ... enfin la guerre ce n'est pas un salon !" "Il faut que l'enquête nous dise la vérité, qu'on établisse la chaîne des responsabilités et que l'on pointe les manquements dans la chaîne de commandement", a-t-il estimé.

Me Collard défend les intérêts de Joël Le Pahun, père de Julien, grenadier-voltigeur au 8e RPIMa de Castres, dans le Tarn, décédé alors qu'il était âgé d'à peine 20 ans.

Une seconde plainte devrait être déposée par l'ex-épouse du sergent Rodolphe Penon, 40 ans, infirmier de 2e REP, basé à Calvi en Haute-Corse, qui agit au nom des deux enfants du défunt.

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