Ségolène Royal évoque un "constat tacite" avec Hollande sur son avenir politique

Dans un entretien publié dans l'hebdomadaire "Le Point", la présidente de Poitou-Charentes indique devoir rentrer "à un moment" dans "le dispositif". 

Ségolène Royal, à l\'occasion d\'une rencontre à l\'Elysée, le 12 septembre 2012. 
Ségolène Royal, à l'occasion d'une rencontre à l'Elysée, le 12 septembre 2012.  (CITIZENSIDE.COM / AFP)

POLITIQUE - Après le retour médiatique, Ségolène Royal prépare son retour politique. Dans un article publié jeudi 25 octobre par l'hebdomadaire Le Point, la présidente PS de la région Poitou-Charentes envisage son avenir politique.

Si, selon l'interressée, ces déclarations n'émanent pas d'une interview mais de "quelques phrases au téléphone", a-t-elle déclaré sur Twitterelles permettent d'identifier la stratégie en trois temps du retour au premier plan de l'ancienne candidate à la présidentielle.

Objectif 1 : réintégrer "le dispositif"

"Le fait que, malgré mon poids politique, je ne sois pas dans le dispositif intrigue les gens, a déclaré Ségolène Royal, en retrait de la scène politique nationale depuis sa défaite aux élections législatives face au dissident, Olivier Falorni. Pour ce faire : "il faut trouver la bonne solution sans précipitation. Il y a un constat tacite entre François [Hollande] et moi : à un moment, il faudra que je rentre dans le dispositif", a indiqué l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007.

Si une entrée dans le gouvernement paraît peu probable, "François ne va pas remanier maintenant", a-t-elle noté, une "mission" à l'étranger serait envisageable, a-t-elle dit.

Objectif 2 : faire valoir à nouveau ses idées

Ségolène royal s'inquiète de "perdre son patrimoine politique." En cause : la surexposition de ses relations avec François Hollande, son ancien compagnon, et celle qui partage aujourd'hui sa vie, Valérie Trierweiler. Des rapports largement disséqués à l'occasion de "l'affaire du tweet". 

Concernant ses relations François Hollande et sa compagne, Ségolène Royal estime qu'"on ne sait pas quels seront les effets de cette affaire sur les Français". "A un moment, ils peuvent en avoir marre de nous trois, et donc de moi aussi", a-t-elle ajouté . "Pendant qu'on parle de ça, on ne parle pas de mes idées politiques."

Objectif 3 : ne pas s'engager dans une bataille de courants au sein du PS

Pour Ségolène Royal, "le congrès [du PS à Toulouse, lequel s'ouvre vendredi], je m'en fiche. C'est une compétition de muscles", assure celle qui avait tenté de prendre le contrôle du parti en 2008. "L'objectif pour chaque dirigeant est de placer les siens", a-t-elle décrit, disant "refuser le tourbillon de la politique politicienne"."Je ne mettrai pas le doigt dans l'engrenage d'une nouvelle bataille de courants", a ainsi prévenu Ségolène Royal. "Je surveille, je garde un oeil, mais je ne veux plus faire cela."