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Quatre des six policiers arrêtés mardi sur des soupçons de fuites d'infos en direction milieu ont été remis en liberté

La garde à vue des deux autres policiers, eux aussi issus de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), a été en revanche prolongée, selon une source proche de l'enquête.Les enquêteurs avaient passé la journée à vérifier le train de vie des fonctionnaires arrêtés, leurs listings téléphoniques et leurs ordinateurs.
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Préfecture de police de Marseille où se trouvent les bureaux de l'inspection générale de la police nationale (IGPN) (AFP PHOTO/ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT)

La garde à vue des deux autres policiers, eux aussi issus de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), a été en revanche prolongée, selon une source proche de l'enquête.

Les enquêteurs avaient passé la journée à vérifier le train de vie des fonctionnaires arrêtés, leurs listings téléphoniques et leurs ordinateurs.

Un septième policier a également été arrêté avant d'être rapidement mis hors de cause.

Ces interpellations ont été faites dans le cadre d'une opération "mains propres". Elles interviennent quatre jours après la mise en examen, vendredi par le juge d'instruction Christophe Perruaux, d'un enquêteur du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Marseille pour violation du secret de l'instruction.

Le policier, qui a été écroué aux Baumettes, est suspecté d'avoir alimenté le milieu en informations dans plusieurs affaires.

S'il y a "faute grave" Brice Hortefeux réclame un "châtiment particulièrement exemplaire"
Des renforts parisiens de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) sont arrivés à Marseille pour aider leurs collègues du siège régional de la police des polices.

"S'il y a faute grave et avérée", le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, interrogé lors d'une conférence de presse place Beauvau, a demandé que "le châtiment soit particulièrement exemplaire". La DDSP des Bouches-du-Rhône a indiqué à l'AFP "n'avoir strictement rien à dire".

Des figures du milieu arrêtées en juin
L'opération de mardi était prévue depuis plusieurs semaines et selon la PJ marseillaise elle serait sans lien avec le coup de filet contre le milieu du grand banditisme mené début juin par le juge Philippe Dorcet de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.

Quinze personnes avaient alors été mises en examen, dont plusieurs figures du milieu: Bernard Barresi, recherché depuis le début des années 1990 pour l'attaque d'un fourgon blindé, et Michel et Gérald Campanella, deux frères soupçonnés de diriger des réseaux de machines à sous dans la région marseillaise. Le président du fabricant cannois de yachts Rodriguez, Alexandre Rodriguez, avait également été écroué.

Le SRPJ de Marseille : "un service prestigieux"
Le patron du SRPJ, Roland Gauze, a reçu mardi au commissariat central de Marseille les représentants du personnel. "Bien évidemment que cela crée un malaise. Dans un service prestigieux comme le SRPJ de Marseille, qui depuis des mois obtient de bons résultats, cela suscite une forte émotion car ils se sentent tous visés", a confié un syndicaliste.

"Tous les agents ne sont pas forcément concernés par la même affaire. C'est très confus. On ne sait pas trop s'ils ont agi par maladresse ou pas", a ajouté cette source.

Les syndicats de policiers ont mis en garde contre le risque d'"amalgame". Dans un communiqué, le premier syndicat de gardiens de la paix, l'Union SGP-FO/Unité police, a jugé que "des services aussi performants que la Direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille ou que ceux de la Sécurité publique, n'ont pas à être salis au détriment d'une infime minorité".

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