Quand un membre du cabinet de Victorin Lurel prend un rallye à contresens

Jean-Christophe Bouvier, haut fonctionnaire du ministère des Outre-mer, a forcé le passage sur une route fermée par arrêté préfectoral à l'occasion d'un rallye, en Lozère. 

Le col de Jalcreste, dans les Cévennes, par où est passé le rallye de Lozère, dimanche 28 avril 2013. 
Le col de Jalcreste, dans les Cévennes, par où est passé le rallye de Lozère, dimanche 28 avril 2013.  (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO )

L'adjoint du directeur de cabinet du ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, s'est invité malgré lui sur une course automobile. Bloqué dans sa voiture à hauteur du col de Jalcreste par le rallye de Lozère, organisé dimanche 28 avril, Jean-Christophe Bouvier a "[forcé] le passage et [pris] à contresens le parcours de l’épreuve", a révélé mercredi 1er mai le quotidien régional Midi Libre

Il a ensuite été "interpellé par les gendarmes pour non-respect de l’arrêté préfectoral d’interdiction à la circulation", précise le Lab d'Europe 1 jeudi. Le parquet de Mende a ouvert une procédure, tandis que le haut-fonctionnaire a écopé d’une amende de 4e catégorie, ajoute Midi Libre.  

"Je comprends (...) la colère des organisateurs et des bénévoles"

Jean-Christophe Bouvier, énarque de 46 ans passé entre autres par le ministère des Transports et celui de la Justice, a reconnu avoir "commis une erreur". "La fatigue aidant, par dépit parce que je ne connaissais pas d'autre route et par impatience, je me suis engagé. Mais sans jamais mettre la vie d'autrui en danger", a-t-il expliqué au Midi Libre.

Le haut fonctionnaire, qui dispose d'une maison familiale dans la région, assure ne pas avoir "fait état de [sa] fonction pour avoir un passe-droit. Ni utilisé le gyrophare. Je n'ai pas eu un comportement violent ni délictuel avec le commissaire de course avec lequel je suis resté un long moment", s'est défendu l'ancien sous-préfet dans un mea culpa. "(...) Je comprends par contre la colère des organisateurs et des bénévoles, je comprends le préjudice réel que j'ai pu leur causer. Rien que pour cela, mon acte est sanctionnable", a-t-il reconnu auprès du quotidien régional.