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Pour Pierre Moscovici, "il n'y pas de complot" derrière l'éviction de Delphine Batho

Le ministre de l'Economie impute le départ de la ministre de l'Ecologie à "un manquement à l'exigence de cohérence du gouvernement".

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France Télévisions
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Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, et l'ancienne ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, le 31 octobre 2012 à l'Elysée.  (MARTIN BUREAU / AFP)

Doit-on voir la main des lobbys derrière l'éviction de Delphine Batho du gouvernement ? Non, répond Pierre Moscovici dans une interview au Parisien, publiée dimanche 7 juillet. Le ministre de l'Economie reste fidèle à la ligne de défense du gouvernement : "Le départ de [la ministre de l'Ecologie], qui a été une bonne collègue, est dû à un manquement de sa part à l'exigence de cohérence du gouvernement (...) Il n'y a pas eu de complots, pas de forces occultes !"

"Dans un gouvernement, (...) une discipline collective doit exister. C'est à travers le budget que s'exprime l'unité de notre politique. Chacun doit en être solitaire", insiste encore le numéro un de Bercy. 

Pas de "nostalgie de Nicolas Sarkozy" en France

Pierre Moscovici règle aussi ses comptes avec Nicolas Sarkozy, quelques jours après le rejet des comptes de campagne 2012 de l'ex-président. "Il ne s'agit pas d'une injustice, mais d'une décision inédite, fondée sur le droit et sur les faits", analyse le ministre de l'Economie avant de poursuivre : "Cela mériterait de sa part de la retenue, et non du fracas". Le ministre se montre aussi circonspect sur un éventuel retour en politique de l'ancien chef de l'Etat : "Chacun voit qu'il le souhaite et qu'il n'a (...) jamais coupé avec la politique. Mais je ne crois pas qu'il y ait une nostalgie de Nicolas Sarkozy dans le pays"

Il tente aussi de rassurer les Français inquiets de la politique économique du gouverenement : selon lui, "il n'y a ni tournant ni reniement" concernant le budget, le gouvernement menant "une politique de gauche, sérieuse, mais qui refuse l'austérité". Il émet enfin l'espoir que 2014, année au cours de laquelle la hausse des prélèvements obligatoires doit s'inscrire à 0,3 point de PIB, "soit la dernière année où ils augmenteront"

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