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Pour la première fois le nombre des tués sur les routes de l'hexagone est passé sous le seuil des 4.000 en 2010

C'est ce qu'a indiqué jeudi Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, ajoutant que le nombre était en baisse pour la neuvième année consécutive.Cette baisse de mortalité routière de 6,5% en 2010 correspond "à près de 300 vies épargnées". Les associations croient peu à l'objectif présidentiel de 3.000 tués en 212.
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C'est ce qu'a indiqué jeudi Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, ajoutant que le nombre était en baisse pour la neuvième année consécutive.

Cette baisse de mortalité routière de 6,5% en 2010 correspond "à près de 300 vies épargnées". Les associations croient peu à l'objectif présidentiel de 3.000 tués en 212.

Le chiffre exact est de 3.994 morts mais pourrait encore légèrement évoluer.

Le nombre de blessés a également diminué sur 2010 de 13,1%, à 79.056 personnes.

Ceux des usagers de deux-roues motorisés tués a aussi décru en 2010, passant de 1.144 à 941, soit une diminution de -20% pour les motos et de -12% pour les mobylettes.

Pour le président de l'association Prévention routière, Bernard Pottier, "c'est une bonne nouvelle parce que l'on franchit ce cap symbolique des 4.000, et pour la première fois depuis plusieurs années, on a une inflexion au niveau des deux-roues".

Ces "bons résultats" sont dus à "une mobilisation de beaucoup de personnes", estime le secrétaire général de l'association Victimes et Citoyens Jean-Paul Bonlarron.

La satisfaction est bien moindre du côté de Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, qui qualifie d'"affligeant par rapport à l'objectif de moins de 3.000 morts sur la route d'ici à 2012, un chiffre annoncé par Nicolas Sarkozy lui-même en décembre 2007".

Les progrès avaient connu un coup d'arrêt en 2009, avec 4.273 décès sur les routes de France, soit deux de moins qu'en 2008, stagnation inédite après sept années consécutives de baisse.

"Ces chiffres sont le résultat de la politique volontariste de prévention et de sécurité routières voulue par le président de la République et de la vigilance totale de l'ensemble des acteurs de la sécurité routière et des forces de sécurité", a commenté Brice Hortefeux.

La neige acteur de la prévention
Mais Mme Perrichon juge que "les pouvoirs publics n'ont pas su prendre les mesures indispensables pour atteindre" l'objectif des 3.000 décès. Elle juge peut-être à "500 le nombre de familles qui auraient dû être épargnées dès cette année". De la même façon, Bernard Pottier a jugé que "nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire".

Les associations dénoncent l'assouplissement du dispositif de récupération des points dans la loi Loppsi 2 adoptée le 20 décembre par l'Assemblée nationale, "une mesure qui va exactement dans le mauvais sens", selon M. Pottier, "le dernier avatar du délabrement total de la lutte contre la violence routière" d'après Mme Perrichon.

Mme Perrichon, explique la baisse des victimes de conducteurs de deux-roues par la neige, qui a incité nombre "de deux-roues" à ne pas sortir. "Et il faudra de toute façon attendre les chiffres définitifs pour être sûrs qu'on est en dessous de 4.000 morts", conclue-t-elle.


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