Pour Bayrou, Juppé est un "homme de rassemblement"

Invité de l'émission "Tous politiques" de France Inter et "Le Parisien/Aujourd'hui en France", le président du Modem a précisé que ce n'était pas le cas de Nicolas Sarkozy. 

François Bayrou, le 30 avril 2014, à Lyon (Rhône).
François Bayrou, le 30 avril 2014, à Lyon (Rhône). (JEFF PACHOUD / AFP)

Pour François Bayrou, la France en "crise" a besoin "d'hommes de rassemblement, d'hommes qui servent la compréhension mutuelle". Invité de l'émission "Tous politiques" de France Inter et Le Parisien/Aujourd'hui en France, le président du Modem estime que "pour l'instant", Nicolas Sarkozy, dont le retour est imminent, ne figure pas parmi eux. 

En revanche, le centriste a estimé qu'Alain Juppé, autre éventuel prétendant UMP pour 2017, est bien un "homme de rassemblement."

Le maire de Pau n'a "jamais revu" Nicolas Sarkozy depuis l'élection de 2012, mais n'a "pas eu l'impression qu'il ait profondément changé" depuis, a-t-il déclaré. Niant une "antipathie très profonde entre lui et moi", il a dit avoir "été heurté et blessé souvent par les positions qu'il exprimait, et plus encore par les sentiments et les valeurs que ces positions révélaient". Le président du MoDem explique ne pas savoir "sur quels thèmes, avec quelle vision, avec quelles valeurs Nicolas Sarkozy va se représenter d'abord devant les militants de l'UMP".

Fin août, le centriste avait déjà fait part de sa préférence pour Alain Juppé. Sur Europe1, il avait vanté la personnalité qui "peut faire du bien au pays".

Pas de rapprochement en vue avec l'UMP 

L'eurodéputée UMP Nadine Morano s'est adressée à François Bayrou, le président du MoDem, dans le "12-13 Dimanche" de France 3. Elle a prôné la mise en place d'une "grande confédération de la droite et du centre" incluant François Bayrou, si celui-ci "regrette" au deuxième tour en 2012.

FRANCE 3

Regrette-t-il d'avoir soutenu François Hollande en 2012 ? "Le verbe 'regretter' pour des responsables politiques qui agissent en conscience et après avoir réfléchi profondément n'existe pas", a-t-il balayé. 

Une des motivations derrière ce vote était de faire "que la gauche, qui prétendait avoir les réponses, soit mise au pied du mur pour sortir de l'illusion et du mensonge", a-t-il encore déclaré. Las, "François Hollande ne s'est pas rendu compte assez tôt du caractère inéluctable de ce qui devait se produire",