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Plus de 200 élus de gauche se sont réunis mercredi soir pour dénoncer le projet du Grand Paris

Il s'agit d'un "déni de démocratie" et d'un plan "autoritaire", ont estimé les élus, réunis dans l'hémicycle du conseil régional.Cette "réunion exceptionnelle" a été organisée "en urgence" en réponse à l'examen, lui aussi en urgence par le Sénat, du projet de loi sur le Grande Paris, a expliqué le président PS de la région, Jean-Paul Huchon.
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L'hémicycle du conseil régional d'Ile-de-France (archives, 26 mars 2010) (AFP / Patrick Kovarik)

Il s'agit d'un "déni de démocratie" et d'un plan "autoritaire", ont estimé les élus, réunis dans l'hémicycle du conseil régional.

Cette "réunion exceptionnelle" a été organisée "en urgence" en réponse à l'examen, lui aussi en urgence par le Sénat, du projet de loi sur le Grande Paris, a expliqué le président PS de la région, Jean-Paul Huchon.

Le président de la région Ile-de-France oppose au "Grand Huit" (grande boucle de métro autour de Paris) un projet d'Arc Express, un métro qui ferait aussi le tour de Paris mais desservirait mieux la population, pour un budget moindre (9,4 milliards d'euros contre 21,4 pour la "rocade" de Christian Blanc, le secrétaire d'Etat au Grand Paris).

La secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot a rappelé que lors des régionales, Valérie Pécresse, candidate UMP battue, "a été l'héroïne du Grand Paris version Blanc et a été largement battue. Cela veut dire qu'on (le gouvernement) s'en fiche".

"Face à cette manière de faire, nous devons être unis et travailler à une alternative. Face à la brutalité institutionnelle, une alternative est possible" a-t-elle ajouté, soulignant la détermination contre "ce projet qui veut privilégier les plus riches et les opérations immobilières".

De son côté, Pierre Laurent (PCF) a rappelé que "nous ne sommes pas là pour un baroud d'honneur, nous sommes contre un projet que le gouvernement veut nous imposer, le pouvoir de droite veut isoler les collectivités et nous diviser".

La gauche, victorieuse aux régionales, estime que le gouvernement veut imposer en force une version aggravée du projet adopté par l'Assemblée nationale, censé conforter la place de l'Ile-de-France dans la compétition des grandes métropoles de la planète.

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