Plus d'un millier de producteurs laitiers ont défilé lundi au salon de l'Agriculture contre le prix trop bas du lait

"Seigneur Nicolas, comment faut-il te le dire. On crève !", pouvait-on lire sur des calicots brandis par les manifestants à l'adresse du président Sarkozy.Ils étaient entre 1000 et 2000 venus de toute la France et d'autres pays comme l'Allemagne, la Suisse ou encore la Belgique à défiler dans une "marche funèbre".

Les producteurs de lait en colère en marge du Salon de l\'Agriculture à Paris le 01/03/2010
Les producteurs de lait en colère en marge du Salon de l'Agriculture à Paris le 01/03/2010 (AFP Jacques Demarthon)

"Seigneur Nicolas, comment faut-il te le dire. On crève !", pouvait-on lire sur des calicots brandis par les manifestants à l'adresse du président Sarkozy.

Ils étaient entre 1000 et 2000 venus de toute la France et d'autres pays comme l'Allemagne, la Suisse ou encore la Belgique à défiler dans une "marche funèbre".

"Sur le fond, rien n'est réglé à ce jour. On n'a pas eu d'augmentation. 98% des producteurs de lait perdent de l'argent", a affirmé le président de l'Association des producteurs laitiers indépendants (Apli), Pascal Massol, qui s'est félicité d'une mobilisation "impressionnante" et sans débordement.

En tête de cette "marche funèbre", une agricultrice vêtue d'une chasuble de la Croix Rouge précédait quatre éleveurs déguisés en croquemorts et portant un cercueil ceint d'une banderole verte où était écrit en lettre d'or: "mort des producteurs".

"Pour moi, c'est pas une manifestation, c'est un enterrement. Un enterrement de la production laitière et je suis très émue", a lancé en tête de cortège Sophie Poux, agricultrice qui s'était fait connaître fin janvier lors d'un échange télévisé entre un panel de Français et le président Nicolas Sarkozy.

Les éleveurs dénoncent la dérégulation du marché européen qui a conduit, selon eux, à une chute vertigineuse des prix du lait et réclament la création d'un office du lait européen chargé de réguler les prix et les volumes de lait.

Une délégation des manifestants a été reçue ensuite par Pascal Vine, le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire.