A Pau, les riverains de "la rue qui pue" n'en peuvent plus de se pincer le nez

Chaque année à l'automne, les fruits des ginkgos bilobas qui longent la rue Henri-d'Albret émettent une odeur très désagréable.

Capture écran Google street view, de la rue Henri d\'Albret à Pau (Pyrénées-Atlantiques) mercredi 11 novembre 2015.
Capture écran Google street view, de la rue Henri d'Albret à Pau (Pyrénées-Atlantiques) mercredi 11 novembre 2015. (GOOGLE STREET VIEW)

Le cadre semble idyllique et pourtant, comme chaque année à l'automne, les habitants de la rue Henri-d'Albret, à Pau (Pyrénées-Atlantiques) se plaignent de l'odeur écœurante de leur rue, rapporte France Bleu Béarn mercredi 11 novembre.

L'origine de cette nuisance olfactive provient des ginkgos bilobas qui bordent la rue. Ces arbres produisent à cette période une prune de la taille d'une mirabelle qui sent très mauvais, surtout lorsqu'elle tombe au sol et que les riverains l'écrasent avec leurs pieds.

"C'est comme si un troupeau avait évacué"

L'odeur dégagée est alors si forte que les riverains sont obligés de s'organiser et de fermer les fenêtres de leurs maisons et voitures. Certains zigzaguent entre les fruits pour éviter de les écraser et de ramener "l'odeur de vomi" chez eux. Des parents demandent même à leurs enfants de marcher sur la pointe des pieds quand ils sont sur le trottoir.

Interrogés par le journaliste de France Bleu, les riverains ont du mal à décrire l'odeur : "C'est une puanteur de je-ne-sais-quoi, (...) je ne sais pas comment vous la définir, comme si un troupeau avait évacué tout au long du trottoir", décrit une femme. "C'est pas supportable, ça sent mauvais, il faut faire le ménage, passer le balai tous les matins", ajoute une autre habitante.

Plainte auprès de la mairie

Face à cette situation, les riverains se sont plaints auprès de la mairie de Pau. Ses services ont assuré être venus balayer la rue trois fois depuis le début de la saison, mais ont précisé qu'il n'était pas question d'abattre les ginkgos.

L'arbre est d'ailleurs connu pour sa résistance. Originaire de Chine, il peut vivre jusqu'à 4 000 ans et c'est la seule espèce vivante à avoir résisté à la bombe atomique d'Hiroshima en 1945, explique le site de jardinage Gerbeaud.