Nîmes : les annonces de Gérald Darmanin répondent "à la fois au temps court et au temps long", salue le syndicat des commissaires de la police nationale

Le ministre de l'Intérieur a annoncé ce vendredi l'envoi de renforts policiers à Nîmes, où deux personnes ont été tuées cette semaine sur fond de trafic de drogues. Une réponse saluée par le Syndicat des commissaires de la police nationale qui regrette malgré tout l'absence du "volet international".
Article rédigé par franceinfo
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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à Saint-Rivoal dans le Finistère le 24 août 2023. (THIERRY CREUX / MAXPPP)

"Les annonces de Gérald Darmanin répondent à la fois au temps court et au temps long", a salué vendredi 25 août sur franceinfo David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SNCP), après les annonces du ministre de l'Intérieur à Nîmes où il est en déplacement après la mort de deux personnes lundi 21 et jeudi 24 août sur fond de trafic de drogues.

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Gérald Darmanin a notamment annoncé l'envoi sur place d'une unité de CRS, mais aussi l'envoi de 15 officiers de police judiciaire et la création d'un GIR, un groupe interministériel de recherche de la police et de la gendarmerie permettant d'enquêter sur le blanchiment de l'argent de la drogue sur place.

Selon David Le Bars, il va falloir "un juste équilibre entre le temps opérationnel, les opérations de police qui représentent le temps court, et le travail souterrain d'enquête, qui représente le temps long". "L'efficacité, ça va être le temps long", ajoute le syndicaliste policier, même si "ce n'est pas demain qu'un GIR va faire des résultats financiers, il faut être patient sur le temps judiciaire".

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"Les tentacules de la pieuvre du trafic de drogue sont tellement énormes", a poursuivi David Le Bars, qui évoque "un jeu du chat et de la souris". "Sauf qu'à un moment, la souris doit aller en prison". Le secrétaire général du SNCP regrette toutefois l'absence, dans le discours de Gérald Darmanin, du "volet international" qui est pourtant "la source du problème" : "On sait bien que 80 % de la production mondiale de cannabis vient du Maroc, ça ne peut pas être en dehors du dispositif de lutte contre les stupéfiants".

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