Nouvelle carte de la pauvreté : des villes situées en zones rurales font leur entrée

Une centaine de communes font leur apparition, comme Dax (Landes), Foix et Pamiers (Ariège), Guéret (Creuse), Marmande ou Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne).

La ville de Foix (Ariège) fait son apparition parmi les communes éligibles aux aides de l\'Etat pour lutter contre la pauvreté, dont la liste est présentée mardi 17 juin 2014 par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de la Ville. 
La ville de Foix (Ariège) fait son apparition parmi les communes éligibles aux aides de l'Etat pour lutter contre la pauvreté, dont la liste est présentée mardi 17 juin 2014 par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de la Ville.  (BARRERE JEAN-MARC / HEMIS / AFP)

Un critère unique de sélection à été retenu : le revenu des habitants. La ministre de la Ville Najat Vallaud-Belkacem présente, mardi 17 juin, la liste des 1 300 quartiers, situés dans 700 communes, éligibles aux aides de l'Etat pour lutter contre la pauvreté.

Ainsi, 300 communes sortent du dispositif, dont Le Grand-Quevilly et Yvetot, en Seine-Maritime, Bourg-la-Reine, Sceaux et Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine, ou encore Ecully et Caluire, dans le Rhône.

A l'inverse, des poches en zones rurales apparaissent sur cette liste de communes éligibles à des aides spécifiques de l'Etat : une centaine de communes font leur apparition comme Dax (Landes), Foix et Pamiers (Ariège), Guéret (Creuse), Marmande ou Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). Le Nord ou la banlieue parisienne restent, sans surprise, très représentée sur la nouvelle carte de la pauvreté.  

Moins de 11 250 euros par an par habitant

La politique de la Ville, consacrée aux zones urbaines les plus fragiles, concernait 2 500 quartiers situés dans 900 communes, dont certaines comme Biarritz ou Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) étaient contestées. Pour mettre un terme au saupoudrage de ses moyens, le gouvernement avait lancé, il y a un an et demi, une remise à plat. 

Ont donc été retenues les zones où plus de la moitié des habitants vivent avec moins de 11 250 euros par an, soit 60% du revenu médian national (avec une pondération selon le niveau de vie dans l'agglomération).

L'espoir de bénéficier du programme de rénovation urbaine

Les fonds du ministère de la Ville, un peu plus de 300 millions d'euros, ne représentent pas des sommes importantes. Par exemple, cela correspond à 31 euros par habitant en Seine-Saint-Denis. Mais figurer sur cette liste permet aussi de demander à entrer dans le programme de rénovation urbaine, doté, lui, de moyens très importants.

Un premier programme, entamé en 2003, a concerné 500 quartiers. Il était doté de 12 milliards d'euros de subventions. L'Etat doit lancer, à l'automne, un second programme, avec 5 milliards de fonds publics.

En bénéficieront 200 quartiers qui figurent sur la nouvelle carte de la pauvreté et qui présentent les "dysfonctionnements urbains les plus importants".