Réforme du corps électoral en Nouvelle-Calédonie : la présidente du Medef sur place se dit "en colère" et "inquiète" face aux tensions qui éclatent

De nombreux commerces ont été attaqués, pillés et incendiés, lundi, en marge d'une protestation contre la réforme du corps électoral en Nouvelle-Calédonie.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Une manifestation le 13 mai 2024 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. (THEO ROUBY / AFP)

La présidente du Medef Nouvelle-Calédonie, Mimsy Daly, qui vit à Nouméa, affirme lundi 13 mai sur France Inter ressentir de la "colère" face aux tensions qui éclatent en ce moment en Nouvelle-Calédonie.

L'Assemblée nationale examine un projet de loi sur le corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Celui-ci prévoit un élargissement pour les prochaines élections provinciales et pour les référendums alors qu'il était gelé depuis 1998. Un électeur sur cinq ne peut donc pas voter aujourd'hui sur place. Les indépendantistes sont contre cette réforme. Le territoire français connaît une nuit de tensions lundi soir avec des véhicules incendiés, des magasins pillés et des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.

Un "sentiment d'inquiétude"

Mimsy Daly se dit en colère face à cette situation "parce que ce sont des emplois détruits et des entreprises qui ne vont pas rouvrir leurs portes". Elle affirme que "les choses ont rapidement dégénéré en début de soirée". La présidente du Medef en Nouvelle-Calédonie décrit "des attroupements sur un certain nombre de ronds-points, assez violents". Elle assure que "très vite" des entreprises ont été "attaquées" notamment "des commerces alimentaires pillés, des incendies de concessions automobiles puis des magasins variés dans Nouméa et en périphérie avec des départs d'incendie simultanés". En plus de la colère, Mimsy Daly parle d'un "sentiment d'inquiétude" sur "la tournure que vont prendre les choses dans les jours qui viennent", alors que "la situation n'est pas encore stabilisée" sur place.

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