Nicolas Sarkozy écope d'un 9,5/20 en "réformes"

Dans un baromètre à paraître jeudi, l'institut Thomas More a tenté d'évaluer de façon objective les réformes menées par le chef de l'Etat au cours de son quinquennat. 

Nicolas Sarkozy salue ses militants lors d\'un meeting à Elancourt (Yvelines), le 28 mars 2012. 
Nicolas Sarkozy salue ses militants lors d'un meeting à Elancourt (Yvelines), le 28 mars 2012.  (WITT / AFP)

Peut mieux faire. L'institut libéral Thomas More a attribué un petit 9,5 sur 20 à l'élève Nicolas Sarkozy concernant les réformes menées lors de son quinquennat, dans un rapport paru jeudi 29 mars et repris par Le Figaro.fr.

Dans ce baromètre "exclusivement quantitatif", le think tank évalue le taux de réussite des 1 322 réformes menées par le chef de l'Etat et recensées par l'institut. Parmi elles, 47,4% ont été effectivement "réalisées" par Nicolas Sarkozy, depuis 2007 ; 8,7% se trouvent "altérées", les restantes étant soit "inachevées", c'est-à-dire non mises en œuvre, soit "abandonnées"

"Bilan décevant"

Pour réaliser ce baromètre, l'institut s'est intéressé à l'efficacité de l'action, la mise en œuvre des réformes et la cohérence de l'action. La note finale est une moyenne des trois facteurs. Réformes des retraites, de la carte judiciaire, fiscale : toutes ont "été traitées sur un pied d'égalité, en faisant abstraction de leur valeur médiatique ou symbolique", assure Jean-Thomas Lesueur, délégué général de Thomas More. "Si le bilan de Nicolas Sarkozy paraît décevant à beaucoup de Français au regard des attentes de 2007 et des résultats sanctionnés par notre baromètre, il convient de le relativiser au regard de la crise rencontrée depuis 2008", explique l'institut libéral. 

La meilleure note des évaluations des réformes menées depuis 2007 est décrochée par la réforme des retraites avec 14,5 sur 20. Et la plus mauvaise est attribuée aux réformes en matière de société, notamment le "Plan espoir banlieue", qui se retrouve avec 4,5 sur 20. Pour l'institut, ces réformes n'avaient  ni "efficacité", ni "cohérence", et leur "mise en œuvre" est très limitée.