Nicolas Sarkozy a promis lundi de faire appliquer une loi de 2005 sur l'accessibilité aux handicapés.

Après une réunion avec plusieurs associations de handicapés, Nicolas Sarkozy a de nouveau fixé l"année 2015 comme date butoir pour faire appliquer la loi de 2005 sur l"accessibilité des bâtiments publics aux handicapés. Nicolas Sarkozy a également réfuté l"idée d"une dérogation à cette loi.

Après une réunion avec plusieurs associations de handicapés, Nicolas Sarkozy a de nouveau fixé l"année 2015 comme date butoir pour faire appliquer la loi de 2005 sur l"accessibilité des bâtiments publics aux handicapés. Nicolas Sarkozy a également réfuté l"idée d"une dérogation à cette loi.

L"idée d"une dérogation à cette loi a fait surface cet été. Dans un rapport en date du 4 août, le sénateur UMP Eric Doligé a proposé de simplifier les normes applicables aux collectivités, notamment en cas « d"impossibilité technique avérée », de "contraintes liées à la préservation du patrimoine" et de limitation financière.

Cette proposition a suscité l"ire de l"association des paralysés de France (APF), qui a organisé la semaine dernière une manifestation devant le Sénat. Les engagements affichés ce lundi par le président de la République ont donc été reçus par l"APF comme une preuve que leur mobilisation « a été entendue. »

L'accessibilité est une obligation nationale depuis 1975. La loi handicap de 2005 l'a renforcée et rendu obligatoire la mise en accessibilité (rampes d'accès...) de tous les bâtiments recevant du public, en 2015 dernier délai, ne prévoyant que de rares dérogations.

Au cours de cette table ronde avec le milieu associatif, le gouvernement a également abordé la question de l"accessibilité des établissements scolaires. "Nous accueillons en cette rentrée 213.000 enfants handicapés en milieu ordinaire, c'est 13.000 de plus que l'année dernière, c'est 60% de plus que l'année du vote de la loi de 2005", a rappelé le ministre de l"Education Luc Chatel. Le président pour l'Association pour adultes et jeunes handicapés (Apah), Jean-Louis Garcia, a salué cette "énergie" mais constaté que "cette rentrée n'(était) pas si réussie que cela". Sa collègue de l'Unapei (parents de handicapés ), Christel Prado, a ainsi rappelé que "13.000 enfants (étaient) encore aujourd'hui sur le carreau" et demandé "qu'on trouve une solution pour eux".